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PORTRAIT. "C’est comme un câlin !" Qui est Taylor Lodge, la "Barbie des cookies" qui fait rosir les marchés du Tarn à cause d'une histoire d'amour ?

l'essentiel Stand rose bonbon, cookies XXL et accent anglais : impossible de passer à côté de Taylor Lodge sur les marchés de la région. À 27 ans, cette Anglaise installée dans le Tarn a fait de son univers très "Barbie" sa marque de fabrique. Une aventure gourmande qu’elle raconte aussi à plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux.

"Même les papiers et les stickers sont roses. C’est la vie en rose pour moi, c’est la vie de Barbie !" Sur les marchés de Réalmont le mercredi, Gaillac le vendredi et Saint-Antonin-Noble-Val le week-end, Taylor Lodge ne passe pas inaperçue. À 27 ans, cette Anglaise installée en France depuis deux ans y vend ses cookies à 4,50 euros, mais aussi des milk-shakes et du thé. Son stand ? Entièrement rose. Un univers qu’elle partage avec plus de 11 000 abonnés cumulés sur les réseaux sociaux.

"J’ai toujours été coquette, excentrique", assume-t-elle. Son style est d’ailleurs devenu son meilleur signe distinctif. Lorsque nous la cherchons sur le marché, les autres commerçants nous indiquent aussitôt le chemin : "Elle est là-bas, impossible de la rater, elle est toute rose !"

De Dubaï aux marchés du Sud-Ouest

Derrière le rose bonbon se cache un sacré changement de vie. Née en Angleterre, Taylor a vécu plusieurs années à Dubaï, où elle travaillait dans l’immobilier. Lors de vacances en France, elle rencontre un rugbyman du Tarn. Coup de foudre. "Je suis tombée en amour. C’est un problème chez les Anglaises, je crois : on adore les Français !", plaisante-t-elle dans un français encore teinté de son accent britannique.

Revenue à Dubaï, elle tient deux semaines avant de tout quitter. "Je n’en ai parlé à personne, sauf à ma mère. J’ai pris toutes mes affaires dans la nuit et je suis partie le rejoindre. Je me suis dit : cette décision va changer ma vie", raconte-t-elle avec un enthousiasme intact.

Les cookies, eux, l’accompagnent depuis l’université, et plus encore depuis le Covid. Elle en prépare alors pour ses proches. "Je voulais faire plaisir à mes amis. Faire des cookies, c’est leur donner de l’amour." À force qu’on lui demande où les acheter, elle décide d’en faire son activité.

Des livraisons en Angleterre et à Dubaï

En France, Taylor adapte ses recettes aux goûts locaux. Chaque semaine, la carte évolue : Oreo, spéculoos, citron, cannelle, Nutella ou Kinder Bueno, le préféré de ses clients. Son compagnon, sa famille et leurs amis jouent les testeurs avant chaque nouveauté. Et pour la dégustation, elle a son petit conseil : "Vous pouvez les manger comme ça, mais moi, je vous conseille de les faire chauffer au micro-ondes."

À son arrivée, la langue représente un autre défi. Aidée par son amie Bella pour les traductions, Taylor prend aujourd’hui des cours de français. Sur les marchés, son accent crée plutôt du lien : "Les gens essaient de faire des efforts et de parler anglais avec moi. C’est mignon."

La "Barbie des cookies" dépasse même les frontières tarnaises : elle expédie toujours ses créations à d’anciens clients en Angleterre et à Dubaï. Le jour de notre rencontre, elle s’apprêtait justement à rejoindre sa famille à Londres. "Je vais me retrouver avec une commande de douze cookies à l’aéroport !", s’amusait-elle. Mais après avoir vécu et voyagé dans plusieurs pays, c’est dans le Tarn qu’elle semble avoir trouvé sa place : "Les gens du Sud, ici, c’est comme un câlin."