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Polémique sur le nom d’une école près de Toulouse : le maire répond aux petits-fils de Marcelle Fraysse et maintient son choix

l'essentiel La nouvelle école de Villemur-sur-Tarn, inaugurée ce samedi 5 septembre, doit porter le nom de Marcelle Fraysse, Juste parmi les Nations. Un choix contesté par trois de ses petits-fils, qui reprochent à leur grand-mère de ne pas les avoir protégés des violences qu’ils disent avoir subies enfants. Face à la polémique, le maire Serge Moulet et le conseil municipal réaffirment leur décision et appellent à "l'apaisement".

Quelques jours après la polémique autour du nom de la nouvelle école de Villemur-sur-Tarn, la municipalité tient à réaffirmer sa position. Dans un communiqué transmis à La Dépêche du Midi, le maire Serge Moulet et le conseil municipal reviennent sur les raisons qui les ont conduits à choisir le nom de Marcelle Fraysse, reconnue Juste parmi les Nations en 1999.

Cette réaction intervient après que trois de ses petits-fils ont exprimé dans nos colonnes leur opposition à cette dénomination. Les trois frères disent avoir subi des violences de la part de leur père lorsqu’ils étaient enfants et reprochent à leur grand-mère d’en avoir eu connaissance sans les protéger. Une version contestée par l’une des filles de Marcelle Fraysse que nous avions interrogée.

"Un acte d’humanité et de courage"

Dans son communiqué, la mairie choisit de recentrer le débat sur les faits qui ont motivé la dénomination. En 1941, alors âgée de 22 ans et tandis que son mari était prisonnier en Allemagne, Marcelle Fraysse avait accueilli et protégé une famille juive de trois personnes.

C’est cet engagement que la municipalité dit vouloir honorer. "C’est le courage de cette très jeune femme qui, en pleine guerre, n’a pas hésité à risquer sa vie pour protéger cette famille, que la municipalité a souhaité mettre en avant", écrit-elle. Le conseil municipal avait d'ailleurs adopté le choix de son nom à l’unanimité.

Surtout, la mairie établit désormais clairement une distinction avec la controverse familiale : "Les autres éléments de la vie personnelle de Marcelle Fraysse, qui relèvent de l’histoire familiale, ne constituent pas le fondement de cette décision."

Un appel à "l’apaisement"

La municipalité dit néanmoins "entendre les interrogations" exprimées depuis. Elle maintient que la dénomination vise à transmettre aux élèves des valeurs de "fraternité, de solidarité, de courage et de respect".

Déjà interrogé avant la publication de notre premier article, Serge Moulet avait assuré ne pas vouloir revenir sur la décision. Le communiqué ne marque donc aucun changement de position, mais vient la réaffirmer publiquement. Le maire et le conseil municipal disent désormais souhaiter que chacun puisse, "dans un esprit d’écoute et d’apaisement", se rassembler autour des valeurs associées à cet hommage.