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Poêle à bois, fenêtres, isolation… Ces travaux qui ne sont désormais plus éligibles à MaPrimeRénov’

À partir de ce 1er septembre, six mono-gestes sont désormais supprimés des aides accordées par Ma Prime Rénov', ainsi que les travaux d'ampleur réalisés dans un logement conservant un chauffage au gaz. Derrière ces restrictions, un enjeu budgétaire: de nombreux projets financés en 2026 ont été déposés en 2025.

Ce mardi 1er septembre marque une nouvelle rupture dans le parcours de Ma Prime Rénov', anticipée dès ce printemps par les professionnels du secteur: six mono-gestes sont désormais exclus du parcours "simple" du guichet d'aides à la rénovation énergétique.

Il s'agit du remplacement d'un poêle à bois ou à granulés, de l'installation d'un chauffe-eau solaire ou thermodynamique, ou d'un chauffage solaire. Mais aussi de l'isolation des toits et des combles et du remplacement des fenêtres et des portes-fenêtres. Ou encore d'une ventilation VMC double flux.

En outre, les logements qui conservent un chauffage au gaz après travaux sont désormais exclus du parcours d'ampleur, qui consiste à aider au moins 2 gestes de rénovation. Tandis que l'isolation seule des murs a déjà été supprimée du guichet en début d'année.

Des dossiers déposés mais non traités en 2025

Ce changement, attendu, a été acté dans un décret publié le 27 août au Journal officiel, après un avis (consultatif) défavorable du Conseil national de l'habitat en juillet. En effet, de nombreux représentants du secteur de la rénovation énergétique soulignaient déjà, au printemps, s'attendre à un rétrécissement des aides à la rentrée.

Cela s'explique par le retard d'instruction pris par le guichet. Dotée d'une même enveloppe en 2026 qu'en 2025, de 4,1 milliards d'euros (3,6 milliards de fonds de l'Etat et 500 millions d'euros issus des Certificats d'économie d'énergie, les CEE), celle-ci a été grignotée un peu plus tôt dans l'année, car elle a financé des dossiers déposés l'année précédente et dont l'instruction avait été suspendue. Ils étaient en effet au nombre de 83.000 dossiers, en attente de traitement et reportés sur le budget 2026.

Encore aujourd'hui, les délais d'instruction s'élèvent en moyenne à 6 mois, mais restent "contrastés en fonction des territoires", note l'Agence nationale de l'habitat (Anah) dans son rapport semestriel. Avec des délais de "plus d'un an" dans certains départements, comme en Gironde, dans l'Yonne, en Saône-et-Loire, en Seine-et-Marne, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne.

Les Experts de l'immo : Rénovation énergétique, le bilan à mi-année - 23/06

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Quatre fois moins de dossiers déposés en 2025 pour les rénovations d'ampleur

En début d'année, le nombre de nouveaux dossiers déposés a très lentement augmenté. Plus de 68.000 dossiers de rénovation par geste ont été déposés, notamment à partir du mois d'avril, jusqu'à finalement retrouver la moyenne de 2025. Contre un peu plus de 20.000 pour les dossiers d'ampleur (soit quatre fois moins qu'au premier semestre 2025, où ils étaient 95.000!). Ceux des logements individuels restent sous la moyenne de l'année dernière, tandis que ceux des copropriétés restent équivalents.

Ainsi, du 1er janvier au 30 juin, l'Anah indique avoir rénové 110.835 logements grâce à Ma Prime Rénov', dont un peu moins de la moitié (41.409 logements) étaient des rénovations d'ampleur, le reste étant des rénovations par geste (69.426 logements). Cela, à raison d'un budget engagé de 1,4 milliard d'euros. En début d'année, l'agence s'était fixé un objectif annuel d'environ 270.000 rénovations (120.000 d'ampleur et 150.000 en mono-geste).

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