Place Saint-Timothée à Reims : ces 5 détails que vous n’avez jamais remarqué, racontent l’histoire du quartier
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Ancienne église, halle disparue, maison à pans de bois, pharmacie centenaire et commerces de quartier : la place Saint-Timothée cache un patrimoine étonnant, à deux pas de la basilique Saint-Remi.À Reims, certaines places racontent bien plus qu’une simple histoire de pierres. Sur la place Saint-Timothée, une église disparue, une ancienne halle et des façades rescapées de la Grande Guerre côtoient aujourd’hui boucheries, boulangeries et restaurants. Une petite place où le patrimoine se vit encore au quotidien.
1. Une église disparue
Quarante-cinq mètres sur trente-cinq : la place Saint Timothée porte le nom de l’église qui se tenait là autrefois avant sa destruction pendant la Révolution. Une halle lui succéda jusqu’en 1849 avant de nous laisser cet espace devenu un petit village à quelques pas de la basilique Saint-Remi.
2. Une maison aux façades inscrites au titre des monuments historiques


Les maisons anciennes du pourtour ont presque toutes disparu pendant la Grande Guerre. Une a tenu, à l’angle de la rue Saint-Julien. La maison à pans de bois des 22-24, construite entre 1520 et 1540, a ses façades et ses toitures inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 7 décembre 1970. Elle abrite une boucherie de quartier depuis le début du XIXe siècle avec les mêmes propriétaires depuis le début des années 1960 : la boucherie Saint Timothée.
3. Une pharmacie à admirer

La pharmacie Dieu-Lumière ressemble à une maison médiévale sans en être une : elle date de 1923, construite sur les dommages de guerre par Adolphe Prost, l’architecte de l’hôtel Le Vergeur. À l’intérieur, le décor tient depuis quatre générations. On remarque encore derrière les vitres de grandes sphères de verre. Ces bocaux de verre colorés, éclairés en vitrine à la tombée du jour, ont servi d’enseigne aux officines bien avant que la croix verte lumineuse ne s’impose dans nos villes. Et si vous passez par ici, attardez-vous sur la façade ! Un serpent, une tortue et un escargot sont sculptés au niveau des gouttières.
4. Deux lettres au-dessus de l’épicerie

À la croisée de la place et de la rue Aubert, au-dessus du magasin d’alimentation, un T et un G entrelacés. Vestige d’une succursale Goulet-Turpin, société succursaliste rémoise qui a précédé nos chaînes de magasins alimentaires. Cette épicerie est ouverte sept jours sur sept jusqu’à 23 heures, c’est la permanence de la place.
5. On y vit et on y mange


Le quartier n’est pas un décor. La boulangerie-pâtisserie Julianne a essaimé jusqu’au 10 de la rue Dieu-Lumière, où son salon de thé Pause Julianne sert quiches, tartelettes… et de splendides pâtisseries ! Plus loin, le Piras accueille les convives autour d’une cuisine bistronomique concoctée par Marco Piras en salle, auparavant mixologue au Domaine Les Crayères, et Charles Pinat en cuisine, déjà passé par Épernay et deux tables rémoises. La maison, qui assure aussi un service de traiteur, propose dans l’année des soirées avec un vigneron invité, en accord mets et vins. Au bout de la rue, sur le boulevard, on retrouve aussi Paté Croûte Piquet’s.
Sur la place Saint Timothée, le patrimoine ne se visite pas, il ouvre le matin et ferme le soir.
La rédaction n’a pas participé à la réalisation de cet article.Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :
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