Pierre Alary, auteur de la BD sur Philippe Boxho : “Je me demandais s’il n’avait pas pris le melon”
Depuis toujours, Philippe Boxho rêvait d’avoir son personnage dans Pierre Tombal. Des années plus tard, l’auteur de bande dessinée Pierre Alary (Silas Corey, Belladone) lui offre cette expérience de son coup de crayon.
En s’infiltrant (fictivement) dans une salle d’autopsie, Post Mortem illustre ce que le lecteur devait jusqu’ici s’imaginer seul, en lisant les livres du légiste. Ce cinquième volet de la “Boxho mania” s’annonce comme un évènement de la rentrée.
Comment expliquer le phénomène Philippe Boxho ? “Il a su capter l’air du temps d’une époque obnubilée par les faits divers”“Je voulais de l’humain, pas seulement du médical”
Pour Pierre Alary, la première approche se voulait plus réaliste. “J’ai fait quelques essais dans cette veine mais ça ne marchait pas, je ne parvenais pas à m’investir. Je ne voulais pas lire un Boxho de plus.”
L’auteur a donc décidé de changer d’approche : “Je me suis mis en scène et j’ai imaginé une déambulation où il m’expliquerait son métier mais aussi sa personnalité, son rapport à la mort. Je voulais rentrer dans l’humain. Éviter de m’enfermer dans le médical. Philippe Boxho, c’est un mec cool. Vraiment cool. Comme on peut le voir dans les médias. Je me demandais vraiment s’il n’avait pas pris le melon avec tout ce bruit autour de lui. Je lui ai posé la question, il y a répondu sans détour. À la Boxho”.
Dans le placard de Philippe Boxho... 6.000 cadavres“On a été aussi loin qu’on pouvait”
Pour cette balade, le dessinateur s’est esquissé sous les traits du “Petit Pierre”, “un personnage que je trimballe depuis plus de trente ans mais que je ne pensais jamais mettre en scène en BD”.
La marque Philippe Boxho, un business exploité "à mort" ? On attend bientôt une BD, une série et un polar dont il sera le coauteur...Ce candide qui permet aux lecteurs de mieux cerner le légiste. Il va aussi l’accompagner dans la salle d’autopsie, le voir découper les corps, utiliser des instruments surprenants. “On a été aussi loin qu’on pouvait en respectant chaque mort et en rappelant aussi les combats de la médecine légale. Je voulais être un peu éducatif et surtout cerner un personnage qui est assez hors norme”.



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