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Phnom Penh, la cité du temps retrouvé

Le quai Sisowath, l’un des espaces publics les plus animés de la capitale cambodgienne, le 1ᵉʳ août 2025. Photo Tyrone Siu/Reuters

Série d’été.

DE VILLE EN VILLE (5/5). Surnommée la “perle de l’Asie” dans l’Indochine française, la capitale du Cambodge avait perdu de son lustre ces dernières décennies. Mais c’est en train de changer. Une nouvelle génération d’architectes, de chefs cuisiniers et d’artistes se réapproprie le patrimoine khmer pour le renouveler. Le quotidien britannique “Financial Times” les a rencontrés.

Il y a peu, Phnom Penh, capitale trépidante du Cambodge, était le genre de ville où, à peine arrivé, on songeait déjà à en partir. Les gens y passaient une nuit, voire deux, juste le temps de faire le petit tour obligatoire au musée du Génocide de Tuol Sleng [sur les exactions du régime khmer rouge, qui ont fait quelque 1,7 million de victimes entre 1975 à 1979] et au palais royal, avant de filer vers les lieux de carte postale du pays, comme les temples d’Angkor Vat ou l’une des stations balnéaires des îles au large de la côte sud.

Alors que l’industrie touristique cambodgienne était en plein boom dans les années 2010, et que des villes comme Siem Reap [la porte d’accès au site d’Angkor Vat], Kampot et Battambang devenaient des bastions des arts et de la culture, Phnom Penh avait eu du mal à se défaire de son image de lieu de non-droit, portant encore les stigmates de la guerre [au pouvoir ou sous forme de guérilla, les Khmers rouges ont été parties prenantes de divers conflits, du début des années 1970 jusqu’en 1998], avec ses rues remplies de 4 × 4 d’ONG, de petits délinquants et de touristes, le plus souvent des Occidentaux d’un certain âge, de sexe masculin, à la recherche de divertissements douteux.

Course vers les hauteurs

Mais les choses sont en train de changer. En octo

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Source de l’article

Financial Times (Londres)

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de référence en Europe. Il n’y a pas une institution financière ou banque digne de ce nom qui ne reçoive un exemplaire de ce journal britannique immédiatement reconnaissable à son papier rose saumon.

Racheté par le groupe japonais Nikkei en 2015, le “journal de la City” voit son nombre d’abonnés à l’édition papier s’éroder peu à peu, mais a dépassé 1 million d’abonnés numériques en 2022. Plus de la moitié de l’ensemble de ses abonnés résident hors du Royaume-Uni.

Plus de 600 journalistes répartis dans plus de 40 pays collaborent au titre.

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