Insultée par un responsable FNSEA, Tondelier exige des excuses publiques
20 Minutes avec AFP
Publié le 31/07/2026 à 13h48 • Mis à jour le 31/07/2026 à 14h22
Marine Tondelier hausse le ton. La patronne des Ecologistes exige « des excuses publiques » de la part d’un responsable syndical agricole de l’Oise. Ce dernier l’a insultée sur Facebook après le vote de la loi d’urgence agricole réintroduisant à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France. « J’attends des excuses publiques, sinon, il y aura des poursuites judiciaires » a réagi sur X l’écologiste. Sur sa page Facebook privée, Régis Desrumaux, exploitant agricole et président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Oise, a republié un post de Marine Tondelier dénonçant « les agro-industriels de la FNSEA (qui) fêtent au champagne le vote de la loi d’urgence agricole ».
« Grosse salope »
« Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête… Grosse salope. Ah mince ça fait deux », a-t-il alors commenté sur le réseau social, selon Le Courrier Picard. Sur X, Marine Tondelier a rappelé la définition de cette insulte, tout en dénonçant le fait que celle-ci soit employée pour « dégrader sexuellement et moralement » les propos des femmes dans l’espace public. « Quoi qu’il en soit, cette manière de s’exprimer en dit beaucoup plus sur l’auteur de ces propos que sur moi. Alors force à toutes les ''grosses salopes'' et à toutes les ''sales connes''. On est ensemble. Et on ne se taira pas », conclut la patronne des Verts.
« On attend les condamnations indignées de toute la classe politique. Ou pas », a commenté sur X Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise. Avant de demander les « excuses et les sanctions des responsables de la FNSEA. Ou pas ».
« Soutien » à gauche
« Tu as mon plus total soutien », a écrit, sur X, Olivier Faure, premier secrétaire du PS. « Il est toujours plus facile de salir une femme avec un mot que de lui répondre avec une idée. L’un demande du mépris ; l’autre exige de l’esprit. Chacun choisit selon ses moyens » a-t-il conclu. La députée écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé sur le réseau social BlueSky « le masculinisme agricole » et « sa violence ». Des députés insoumis et écologistes ont porté la loi d’urgence agricole devant le Conseil constitutionnel, l’appelant à censurer de nombreuses dispositions.
Le texte prévoit notamment que l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), saisie par le ministre de l’Agriculture, autorise pour des durées limitées, et sous conditions, l’utilisation de deux pesticides : l’acétamipride pour la filière noisettes, et le flupyradifurone pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise. Les Ecologistes s’inquiètent aussi des évolutions importantes sur le stockage et la gouvernance de l’eau mais aussi pour les zones humides, qui donnent une place de choix à l’agriculture face à la raréfaction de la ressource.