Perpignan : "Ils sont découpés vivants et souvent conscients", un abattoir visé par une plainte de l'association militante L214 pour "actes de cruauté" envers des animaux
l'essentiel L'abattoir de Perpignan est au centre d'une plainte déposée par l'association de défense des animaux L214. Cette dernière reproche à l'abattoir des "mauvais traitements envers les animaux" et dit posséder des vidéos chocs où l'on peut notamment voir des animaux découpés encore vivants. Une inspection a été lancée par le préfet des Pyrénées-Orientales.
L'association de défense des animaux L214 a déposé mercredi une plainte contre l'abattoir de Perpignan, qu'elle accuse d'actes de cruauté, de sévices graves et de mauvais traitements, et le préfet des Pyrénées-Orientales a demandé une inspection.
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L214 a enquêté entre mai et juillet 2026
Des vidéos et photos publiées sur le site internet de L214 montrent des animaux découpés vivants, des vaches égorgées sans étourdissement, des cochons frappés à coups de poing. La plainte, que s'est procurée l'AFP, "relève que les animaux, à cause de ces infractions, connaissent une mort d'une extrême violence : ils paniquent et tentent de fuir, reçoivent des coups sans interruption, se débattent, relèvent la tête en montrant des signes de conscience, agonisent de longs moments, et sont découpés vivants et souvent conscients".
Un plan "pour les animaux" qui oublie... les animaux d'élevage \ud83d\ude24
Le 28 juillet, le Premier Ministre @SebLecornu a dévoilé un plan comportant 11 mesures pour "intensifier" la lutte contre la maltraitance animale. Aucune ne concerne le sort des plus d'1 milliard d'animaux… pic.twitter.com/mBuVW3uFTq
— L214 éthique & animaux (@L214) August 11, 2026
L214 a enquêté au sein de La Catalane d'abattage, l'abattoir de Perpignan, entre mai et juillet, après un signalement. L'association pointe aussi des infractions qui relèvent de la conception même de l'établissement, explique à l'AFP Sébastien Arsac, directeur des enquêtes.
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Par exemple, "l'immobilisation des animaux n'est pas suffisante. On voit des animaux qui arrivent à se dégager des pièges et à courir dans l'abattoir, ce qui amène à des situations complètement chaotiques : ils sont saignés au sol", explique le directeur des enquêtes. Pourtant, "cet abattoir n'est pas une vieille structure en fin de vie. Il a été construit en 2015", souligne un communiqué de L214. Contactée par l'AFP, l'entreprise n'avait pas répondu dans l'immédiat.
"Cet abattoir doit fermer"
Le préfet des Pyrénées-Orientales, saisi par l'association, "a ordonné une nouvelle inspection complète de l'établissement. Celle-ci sera réalisée sans délai par les services de la direction départementale de protection des populations" (DDPP), indique la préfecture dans un communiqué. "Au vu de la gravité des faits signalés, la direction de l'abattoir a décidé sans délai de mettre à pied les personnels directement mis en cause dans les faits présentés, à titre conservatoire", selon le communiqué.
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Insuffisant pour L214 : "cet abattoir doit fermer", réclame Sébastien Arsac. Selon lui, la direction du site "doit garantir la formation des employés, ou au moins s'assurer que les pratiques d'abattage sont conformes" au règlement européen, qui demande d'épargner aux animaux "toute souffrance évitable" lors de leur mise à mort. La plainte précise que l'entreprise "bénéficie d'une certification Ecocert de production biologique".