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Perpétuité pour viols en série sur mineurs de moins de 15 ans retoquée par l'Assemblée: Éric Coquerel ne veut pas d'une "surenchère pénale" et demande plus de "moyens"

Perpétuité pour viols en série sur mineurs de moins de 15 ans retoquée par l'Assemblée: Éric Coquerel ne veut pas d'une "surenchère pénale" et demande plus de "moyens"

Aujourd'hui à 13h28

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Le député insoumis Éric Coquerel a plaidé dans BFM Politique, ce dimanche 19 juillet, pour davantage de moyens plutôt que pour une "surenchère pénale" pour lutter contre la pédocriminalité. La gauche a rejeté, vendredi 17 juillet, la perpétuité en cas de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans.

"La surenchère pénale ne marche pas." Le député LFI de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel défend, ce dimanche 19 juillet sur BFMTV, le choix de la gauche de voter contre la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans.

Les députés de gauche ont retoqué, vendredi 17 juillet, cette mesure phare du projet de loi sur la protection de l'enfance. Elle vise à instaurer une peine de perpétuité en cas de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans. Un nouveau vote est prévu mardi.

Cette proposition est "démagogique" et "hypocrite", juge ce dimanche sur BFMTV Éric Coquerel, estimant que cela revient, selon lui, à "laisser dire qu'on va régler le problème en augmentant sans arrêt les peines de prison avec une espèce de surenchère qui ne règle rien". L'élu insoumis répète que le risque de la perpétuité ne "va pas empêcher" les criminels à commettre des viols.

Une mesure trop répressive

Ce projet de loi a été lancé pour répondre à des failles dans l'aide sociale à l'enfance, avant d'être sensiblement amendé par le gouvernement pour répondre aux polémiques suscitées par l'affaire Lyhanna.

Mais la gauche le juge trop répressif. "La question, elle se règle par des moyens supplémentaires", plaide Éric Coquerel. "Ce que nous proposons, c'est qu'on mette les moyens nécessaires en protection de l'enfance, au niveau de l'ASE, au niveau de la récidive. Aujourd'hui, il faudrait au moins trois milliards d'euros", détaille le député insoumis de la Seine-Saint-Denis.

Ces moyens financiers supplémentaires permettraient de "se donner les garanties quand ils sortent de prison, qu'il n'y ait pas de récidive", défend l'élu LFI. "C'est un problème de suivi de la justice. C'est un problème de suivi de psy. Et là-dessus, il nous manque des moyens de manière cruelle."

Contrairement au ministre de la Justice Gérald Darmanin, Éric Coquerel "ne pense pas" que les pédocriminels soient "incurables". Le garde des Sceaux avait déclaré, le 8 juin dernier, qu'ils l'étaient, ajoutant avoir "dit depuis plusieurs mois (...) que vouloir réinsérer des pédocriminels (lui) parraissait contraire à la vérité de ce qui se passait".

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Le gouvernement va tenter de réintroduire cette mesure phare dans le projet de loi. Un nouveau vote aura lieu mardi 21 juillet à l'Assemblée nationale. Il aura lieu avant celui sur l'ensemble du projet de loi.

Tanguy Roman Clavelloux