Passer du temps sur les réseaux sociaux trop jeune ferait baisser les résultats scolaires, selon cette étude - PaperGeek
Utiliser Snapchat, TikTok, Facebook ou encore Instagram à un jeune âge impacterait négativement les résultats scolaires. C’est ce que suggère une nouvelle étude, qui se penche sur ce potentiel problème.
Les réseaux sociaux sont plus que jamais dans le viseur des autorités. Aux États-Unis, par exemple, Meta (Facebook, Instagram, Threads) est accusé de perturber la santé mentale des enfants. L’entreprise de Mark Zuckerberg fait ainsi face à une amende de plusieurs centaines de millions de dollars. Et certaines autorités prennent des mesures bien plus radicales. On pense par exemple au Danemark, qui va interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. C’est également le cas du Royaume-Uni, qui s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

Plus près de nous, l’Union européenne a franchi une étape décisive allant dans ce sens. En France, l’ensemble des réseaux sociaux seront bientôt interdits aux moins de 15 ans. Protection des mineurs, santé mentale ou encore cyberharcèlement : de nombreux arguments sont mis en avant pour justifier ces interdictions.
Les réseaux sociaux feraient-ils baisser les notes des élèves ?
Mais l’addiction aux réseaux sociaux à un jeune âge aurait un autre impact négatif sur les mineurs. En effet, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Milan-Bicocca, ce genre d’habitude serait susceptible de faire baisser les notes des élèves les plus jeunes.
En effet, les élèves ayant commencé à utiliser les réseaux sociaux en 6ᵉ, à l’âge de 11 à 12 ans, auraient obtenu de moins bons résultats que leurs camarades ayant débuté plus tard. En revanche, pour les élèves ayant commencé en 4ᵉ, l’écart de résultats serait nettement plus faible.
« Les élèves ayant créé un compte personnel sur un réseau social en 6ᵉ ou en 5ᵉ présentent systématiquement de moins bons résultats dans presque toutes les dimensions scolaires disponibles dans notre base de données », expliquent les chercheurs.
« Les politiques visant à retarder l’accès aux réseaux sociaux jusqu’à ce que les enfants aient atteint une maturité cognitive suffisante pour gérer les distractions qu’ils entraînent pourraient être bénéfiques », poursuivent les chercheurs. « Compte tenu de la sensibilité du sujet et de l’intensité des débats polarisés qui ont émergé ces dernières années, ces résultats doivent être interprétés avec le plus grand soin et la plus grande responsabilité. »
Source : Gizmodo