"Pas le moment de paniquer", pour le FC Eupen et Weywertz, avant leur duel de mal lotis en P1: parole aux présidents
FC Eupen : sept matchs, zéro victoire, deux points. Weywertz : sept matchs, zéro victoire, quatre points. Dimanche, l'unique duel 100% germanophone de première provinciale va voir s'affronter les deux équipes qui en referment actuellement le classement. Le match de la peur ? De la dernière chance ?
"Pas du tout. Hormis à Flémalle (4-0), nos prestations n'ont jamais été mauvaises. Je suis sûr que notre duo d'entraîneurs Jean-Michel Ummels (T1) et Frédéric Boemer (T2) va finir par "casser la coquille" pour nous faire décrocher une première victoire. Évidemment, ce serait sympa de le réussir dans ce derby… mais Eupen pense certainement la même chose", commente Roland Gilles, le président du KFC. "Comme on dit en Allemagne : "Un derby ne se joue pas, il se gagne"", confirme, dans le camp d'en face, le responsable sportif et correspondant qualifié Andreas Henz. "Andy (NDLR : Malmendier, le coach)ne pourrait pas faire grand-chose de plus. Je remarque d'ailleurs que les joueurs sont totalement derrière lui. Nous lui avons répété notre confiance, il fait partie de la famille. Ce n'est pas du tout : "Si nous perdons, il est dehors"."

Néanmoins, cette rencontre "aura pas mal d'enjeu pour les deux clubs, qui sont chacun en retard sur les objectifs au classement", avance Roland Gilles. "Le statut de meilleur germanophone de P1 ? Il est en jeu, oui, mais n'a aucune importance pour moi après si peu de journées. C'est grappiller des points qui compte. Et même en l'emportant dimanche, nous n'aurons pas plus de trois points parce que c'est un derby (sourire) !"
"Dernier contre avant-dernier, cela s'annonce engagé. Les joueurs se connaissent, ça va être chaud… toujours dans le respect toutefois. Il n'est pas question de "combat" ni de "guerre", bien que nous attendons de nos joueurs qu'ils montrent leur envie de gagner", ajoute l'Eupenois Andreas Henz, lequel juge "chouette" de retrouver une autre formation de l'est du pays dans cette P1. "En nationale, nous n'en avions pas." Le président Roland Gilles, lui, estime qu'il s'agit d'une partie "intéressante à jouer, dans un esprit de rivalité parfaitement saine."
"Pas toujours les bienvenus..."
Nos deux interlocuteurs espèrent ainsi, dimanche soir, avoir définitivement lancé leur championnat. Qui est encore long, certes… mais la lutte pour le maintien pourrait déjà être dans les têtes.
"Non, c'est trop tôt", tempère Gilles. "Ce n'est pas le moment de paniquer et de faire des choses non réfléchies. Nous ne sommes pas non plus complètement à côté de la plaque." Henz, lui, l'assure : "Descendre en P2 ne serait pas une catastrophe. J'aime la P1 pour son niveau physique et technique, mais les Germanophones n'y sont pas toujours les bienvenus… À Xhoris, par exemple, le match a un temps été arrêté suite à des insultes. En P2, nous avons plus de derbys, de gens que nous connaissons. Enfin, il nous faut un déclic et ça ira!".
FC Eupen - Weywertz (Dim. 15h)
Arbitre : M. Brandt.
À noter au FC Eupen : Vanaschen et T. Curtz sont de retour de suspension. Tonkovic en a terminé avec sa blessure. Musovic, par contre, est suspendu.
À noter à Weywertz : Peter doit se faire opérer début novembre, il est "out" jusqu'en janvier. Thomas n'est pas disponible. Dongo, Ameur et Boemer sont toujours blessés. Le jeune Sarlette (U21) est repris pour la première fois.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.