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Parker contre Parker : le basket français lance sa saison

Tony Parker, nouveau coach de l'Asvel lors de la conférence de presse de présentation de la Basket Fulfil supercoupe.

© CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Alexandre Ferret 19/09/2026 à 22:42, Mis à jour le 19/09/2026 à 22:42

La SuperCoupe rassemble ce week-end à Roland-Garros quelques-unes des meilleures équipes françaises dans un événement qui illustre la vitalité actuelle de la discipline.

Des glissades sur terre battue aux crissements des semelles sur le parquet, il n’y a qu’un pas. Ce week-end, le court Philippe Chatrier de Roland-Garros se mue en salle de basket à l’occasion de la grand-messe de rentrée du basket français, la FULFIL Supercoupe. Pendant deux jours, les meilleures équipes masculines et féminines s’affrontent pour lancer officiellement la saison 2026-2027 et décrocher les premiers trophées.

Un temps fort pour les amoureux de basket entre affiches de prestige, DJ sets et showcase. Une fête bienvenue après les turpitudes estivales qui ont entouré le dossier monégasque. Champion de France en titre et auteur d’un incroyable quadruplé la saison dernière, la Roca Team n’a pas résisté aux fourches caudines de la DNCCG, le gendarme financier du basket tricolore, ce qui lui a valu d’être exclue de tous les championnats nationaux (Elite, Elite 2, Nationale 1).

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Pour remplacer le champion de France en titre, c’est donc l’ASVEL, 4e de la saison régulière, qui a répondu à l’appel. A la clé une affiche particulière : Tony Parker – qui fait ses débuts sur le banc du club rhodanien – face à son frère cadet TJ, coach de Roanne et champion d’Elite 2. Devant notamment Teddy Rineret son ami de longue date Thierry Henry, l’ancien meneur des Spurs a raté sa première (défaite 73-71). En finale de la Supercoupe, Roanne affrontera le vainqueur du derby entre Paris et Nanterre.

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Un taux de remplissage moyen de 93%

Si le court Philippe Chatrier n’affichait pas complet – environ 6 000 billets ont été vendus pour la journée de samedi –, le choix de cet écrin de prestige illustre le changement de dimension de la discipline. Avec plus d’un million de spectateurs la saison dernière en Betclic Elite et un taux de remplissage moyen de 93%, le basket est le sport de salle qui attire le plus de public en France. Certaines affiches débordent désormais largement des salles traditionnelles : en février dernier, Nanterre-Monaco a rassemblé plus de 17 000 personnes à La Défense Arena.

Cet engouement dépasse le championnat de France, à l’image de la finale mondiale de l’équipe de France féminine qui a été suivie par 1,4 million de téléspectateurs sur TMC. Les célébrités, elles aussi, se rapprochent des parquets : Omar Sy et Mister V à Paris, M. Pokora à Strasbourg, Wembanyama à Nanterre.

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Pour accompagner cet essor du basket français, la diffusion joue un rôle clé. Diffusée intégralement sur DAZN et avec une affiche hebdomadaire en clair sur La Chaîne L’Équipe, la Betclic Élite cherche désormais à conquérir un public plus jeune. La SuperCoupe est ainsi proposée gratuitement ce week-end sur les chaînes Twitch et YouTube de Zack Nani, nouvel acteur très courtisé de la diffusion sportive.

Mais le principal carburant du basket tricolore reste peut-être ailleurs : dans sa capacité à fabriquer des joueurs. Avec Victor Wembanyamacomme locomotive, la France comptait déjà un record de 19 joueurs en NBA au début de la saison dernière. Et la relève pousse derrière. A Nanterre Yimga-Moukouri figure parmi les prospects les plus suivis en vue de la Draft 2027 quand Nathan Soliman (Bourg-en-Bresse) ou Aaron Towo-Nansi (Cholet) incarnent déjà la génération suivante. De quoi nourrir encore un peu plus l’appétit autour d’un basket français qui n’a probablement jamais disposé d’autant d’atouts à la fois.

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