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Paris, Pantin, Lille... Plusieurs lycées bloqués et déjà quelques tensions, le mouvement s'étend aux universités

Publié aujourd'hui à 08h21 Mis à jour à 8h38

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Juliette Moreau Alvarez et Véronique Fèvre

Les lycéens de France continuent à bloquer leurs établissements scolaires pour demander plus de moyens pour leur apprentissage. Ce jeudi 1er octobre, ils sont rejoints par plusieurs étudiants qui ont bloqué leur université.

La colère lycéenne ne faiblit pas. Ce jeudi 1er octobre encore de nombreux établissements scolaires ont été bloqués par les élèves avant 8 heures, des actions répétées depuis plusieurs jours pour demander de meilleures conditions d'apprentissage. Ce jeudi, les étudiants ont annoncé se rallier à la colère de leurs cadets, promettant une journée noire.

Au moins 14 lycées parisiens subissent des perturbations ce jeudi, dans plusieurs arrondissements de la capitale. Sont perturbés ce matin les établissements Honoré-de-Balzac (17e), Charlemagne (4e), Fénelon (6e), Gabriel-Faure et Claude-Monet (13e), Colbert (10e), Turgot (3e), Maurice-Ravel et Hélène-Boucher (20e), Louis-Armand (15e), Jules-Ferry et Jacques-Decour (9e), Victor-Duruy (7e) et enfin le lycée Arago (12e).

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Colère des lycéens: qu'est-ce qui pousse vraiment la jeunesse dans la rue?

18:35

En banlieue parisienne, la situation se tend également à Pantin (Seine-Saint-Denis), où un important feu de poubelle a été allumé près des grilles du lycée Marcelin-Berthelot, pourtant ouvert ce mercredi. L'entrée de l'établissement est bloquée depuis 7h. La députée européenne Manon Aubry s'est rendue sur place.

Devenu point névralgique de la mobilisation, le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis a décidé de fermer ses portes ce jeudi pour garantir de "meilleures conditions de sécurité de l'ensemble de la communauté scolaire" et finir "des travaux de remise en état du portail principal", endommagé lors des précédents jours de blocage des lycéens.

Nice, Lyon, Lille

À Nice, la mobilisation ne faiblit pas non plus. Les élèves de trois lycées sont appelés à se rassembler devant un seul et même établissement, le lycée Albert-Calmette, créant un effet de foule massive, mais le tout encore dans le calme à 8h. Il n'y a pas non plus de blocus.

Plusieurs centaines de lycéens sont rassemblés devant le collège-lycée Ampère à Lyon. Selon les organisateurs du blocus, la mobilisation est inédite et rassemble des élèves de l'établissement et d'ailleurs, mais également des anciens élèves. Les forces de l'ordre se sont positionnées non loin de là, mais l'action se passe encore dans le calme.

Au total, 27 établissements du Rhône sont concernés par des perturbations, dont cinq collèges, a annoncé la préfecture du département. Des tirs de mortiers ont été constatés aux abords de lycées de Givors, Meyzieu, Brignais, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et enfin du collège Schoelcher de Lyon.

À Lille, des barricades ont aussi été dressées et des feux allumés.

Au moins dix universités bloquées

Côté enseignement supérieur, dix universités sont totalement bloquées depuis 7h45 selon l'Union étudiante. Le mouvement est suivi au campus principal de la fac de Strasbourg, dans plusieurs campus lyonnais, mais également à la Cannebière (université Aix-Marseille), à l'université de Poitiers ou encore à Paul-Valéry à Montpellier.

Sont également bloqués des campus parisiens, à Nanterre et à l'université Gustave-Eiffel en Seine-et-Marne.

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