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Un kinésithérapeute peut désormais vous prescrire certains médicaments

Santé 17/09/2026 14:15

Paracétamol, aspirine, décontracturants musculaires... Après une mise à jour d’un arrêté de 2006, les kinés peuvent désormais prescrire des médicaments.

Les kinés peuvent désormais prescrire des médicaments et du matériel médical.

MICROGEN IMAGES/SCIENCE PHOTO LI / Science Photo Library via AFP

Les kinés peuvent désormais prescrire des médicaments et du matériel médical.

Après 20 ans de négociations, ils viennent d’obtenir gain de cause. Un arrêté publié mercredi 16 septembre dans le Journal officiel autorise désormais les kinés à prescrire des médicaments « directement en lien avec leur exercice professionnel », a annoncé l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Quels médicaments sont concernés ? « Les antalgiques de palier 1 et les myorelaxants (hors formes injectables), les mucolytiques et certains antiseptiques locaux », liste le communiqué de l’Ordre. Traduction : le paracétamol, l’aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les décontracturants musculaires, les fluidifiants bronchiques et certains désinfectants locaux.

En plus des médicaments, les kinés peuvent également prescrire « tous dispositifs destinés à favoriser l’autonomie des patients », tels que des lits médicalisés, des cannes, des béquilles, des déambulateurs, certains types de fauteuils roulants mais aussi du sparadrap, des préservatifs, du matériel de cryothérapie… La liste complète est disponible sur le site de l’Ordre.

Les possibilités de prescription n’avaient pas évolué depuis 2006. Une mise à jour vécue comme « une avancée nécessaire pour notre profession et pour les patients », explique Pascale Mathieu, présidente du Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes. « En reconnaissant aux kinésithérapeutes de nouvelles possibilités de prescription, les pouvoirs publics renforcent la cohérence des parcours de soins et valorisent l’expertise clinique de notre profession. »

Un gain de temps pour les patients

Pour Élise Bardoult, présidente de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie, cette évolution va aussi permettre de faire gagner du temps aux patients : « Ils ne devront plus aller à la pharmacie, puis chez le médecin, puis retourner à la pharmacie pour avoir une prescription de ces antalgiques », indique-t-elle à franceinfo.

L’Ordre rappelle que, conformément à l’article R. 4321-113, « les kinésithérapeutes ne doivent pas, sauf circonstances exceptionnelles, entreprendre ou poursuivre des soins, ni prescrire dans des domaines qui dépassent leurs compétences, leurs connaissances, leur expérience et les moyens dont ils disposent ».