P1 - Fabio Magnoni et Fabian Bamps reviennent sur leurs départs d'Auderghem et d'Etterbeek
Un titre, une Coupe de Brabant, deux participations au tour final et plus de quatre saisons sur le banc d'Auderghem. En annonçant son départ, Fabio Magnoni a tourné une page importante de sa carrière. Quelques jours plus tard, ce sont surtout les réactions à son annonce qui le marquent. "Je ne m'attendais pas à recevoir autant de messages. C'est assez émouvant."
La décision ne s'est pourtant pas prise sur un coup de tête, ni à la suite d'un mauvais résultat. Les premières interrogations remontaient à la fin de la saison dernière. "Au moment où les discussions pour prolonger ont commencé, je me suis demandé si j'avais encore assez d'énergie. Mais j'avais aussi un esprit revanchard, après une saison qui ne s'était pas déroulée comme je l'espérais."
"Le football était ma bulle d'oxygène"
Depuis, plusieurs éléments se sont accumulés. Fabio Magnoni évoque notamment un été difficile sur le plan personnel, sans prétendre pouvoir mesurer l'influence de cette période sur son état d'esprit. Les résultats moins favorables du début de saison ont également nourri sa réflexion. Mais un sentiment, surtout, a fini par s'imposer.
"Le football a toujours été une véritable bulle d'oxygène pour moi. Et progressivement, cette bulle d'oxygène est devenue une charge. À partir du moment où j'ai ressenti cela, je me suis posé des questions. Je ne peux pas demander à mes joueurs de s'investir à 100% si je ne suis plus capable de le faire moi-même."
Avant son dernier match, son choix était arrêté. "J'ai appelé le président et prévenu le staff avant la rencontre. Peu importe le résultat, il n'aurait rien changé. Je voulais l'annoncer directement après. Continuer dans ces conditions aurait été contraire à mes valeurs, à ma loyauté envers les joueurs et au respect que je porte au football et au club."
"Les réactions des joueurs m'ont touché"
L'annonce a été difficile à vivre dans le vestiaire. "Mes joueurs ont été très affectés. Plusieurs sont venus me remercier juste après. C'est touchant de voir à quel point on peut créer des relations humaines aussi fortes." Des témoignages qui donnent une autre dimension à son bilan, au-delà des titres et des classements.
Sportivement, Fabio Magnoni retient surtout les trois premières saisons, couronnées de succès, avec notamment deux tours finaux consécutifs en P1. La dernière saison a été plus éprouvante. "Avec le départ de Julien Carpentier, on savait que ce serait différent. Mais de là à jouer le maintien, on ne s'y attendait pas non plus."
Une période compliquée qui n'efface pas les souvenirs accumulés à Auderghem. Aujourd'hui, le technicien ne cherche pas à rebondir à tout prix. Il veut d'abord prendre du temps pour lui. "S'impliquer dans un nouveau projet, c'est accepter les hauts et les bas. Si quelque chose se présente, j'y réfléchirai très profondément. Je dois retrouver la flamme avant de reprendre et être sûr de pouvoir assumer d'éventuelles crises passagères, souffle-t-il. Le club m'a toujours soutenu et beaucoup aidé. Il a toujours été fidèle envers moi. J'espère vraiment qu'Auderghem atteindra les objectifs fixés en début de saison."
Sans fixer de date à un éventuel retour sur un banc, Fabio Magnoni préfère aujourd'hui retrouver l'énergie et le plaisir qui l'ont toujours accompagné au bord des terrains.
Fabian Bamps tourne la page d'Etterbeek: "J'ai toujours fait le maximum pour le club"
Après plusieurs saisons à la tête d'Etterbeek, Fabian Bamps a quitté ses fonctions d'entraîneur il y a une semaine. Une séparation qui s'est faite après une discussion avec le club, alors que les résultats n'étaient pas forcément mauvais, mais que les nombreux partages commençaient à peser."Personnellement, j'aime gagner et il y avait toujours ce petit quelque chose qui nous manquait. On en a discuté et on s'est dit que c'était peut-être la meilleure solution pour le groupe et le club", explique le technicien brabançon.

Car malgré une seule défaite lors des sept premières rencontres de championnat, Etterbeek avait laissé filer plusieurs points. "Ce sont surtout les matches nuls qui restaient en travers de la gorge. On dominait souvent largement, mais on avait des difficultés à concrétiser. À l'inverse, on encaissait parfois sur la première occasion adverse. Il nous manquait de l'efficacité dans les deux rectangles."
Fabian Bamps tient toutefois à relativiser ce début de saison, notamment au regard des adversaires rencontrés. "Quand on regarde les équipes contre lesquelles on a partagé, il y a Lasne, qui est premier, Stockel, également en tête, ou encore Wavre-Limal, qui est dans une bonne dynamique. Ce n'étaient pas des rencontres évidentes."
Son bilan à Etterbeek reste particulièrement positif. Il a décroché le titre en P2A en terminant invaincu avec 84 points sur 90, tout en atteignant les quarts de finale de la Coupe du Brabant. La saison suivante, son équipe avait récolté 69 points, avec seulement trois défaites en championnat, et atteint les demi-finales de cette même compétition."Sur un peu plus de saison, on a perdu seulement quatre matches de championnat. Ce n'est quand même pas si mal ! Mais c'est comme cela. Parfois, les petits détails font toute la différence."
L'idée d'un départ avait d'ailleurs commencé à germer dans son esprit avant l'annonce officielle. "Cela faisait déjà une quinzaine de jours que j'y pensais. Après le match contre Rebecq, j'avais laissé entendre certaines choses. C'était frustrant de dominer autant sans parvenir à prendre tous les points."
guillementJ'ai déjà reçu une proposition la semaine dernière, mais je l'ai déclinée. Je ne suis pas pressé.
Malgré cette fin d'aventure, aucune amertume chez l'entraîneur. "Je serai toujours reconnaissant envers Etterbeek de m'avoir donné ma chance comme T1 il y a trois ans. Je pense leur avoir bien rendu cette confiance. J'ai toujours fait le maximum pour le club. Si faire un pas de côté pouvait permettre à l'équipe d'atteindre ses objectifs, je n'ai aucun problème avec cela."
Quant à son avenir, Fabian Bamps préfère prendre son temps, même si les premières sollicitations sont déjà arrivées."J'ai déjà reçu une proposition la semaine dernière, mais je l'ai déclinée. Je ne me pose pas encore trop de questions et je ne suis pas pressé. Si un projet intéressant se présente, pourquoi pas ? Et si je dois me reposer, je me reposerai."
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