«One in, one out»: un an après, l'efficacité de l'accord migratoire entre la France et le Royaume-Uni interroge
Un an après sa conclusion, l’efficacité de l’accord migratoire franco-britannique est remise en question. En juillet 2025, Londres et Paris s’accordaient sur un dispositif « one in, one out » (une entrée pour une sortie) : la France acceptait de « récupérer » les migrants arrivés par la Manche, si Londres accueillait un demandeur d’asile présent sur le sol français. Mais les derniers chiffres laissent penser que l’accord ne dissuade pas les migrants.
Publié le : 09/08/2026 - 07:46Modifié le : 09/08/2026 - 07:47
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Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin
Près de 50 personnes renvoyées par le Royaume-Uni vers la France dans le cadre du dispositif « one in, one out », entré en vigueur en août 2025, ont retraversé la Manche pour rejoindre, à nouveau, les côtes anglaises, révélait ce jeudi 6 août 2026 le média britannique The Guardian. Interceptées une nouvelle fois par les autorités britanniques, ces personnes risquent ainsi un deuxième renvoi en France.
Pour le gouvernement britannique, c’est la preuve que tenter la traversée représente « une perte de temps et d’argent », comme l'a expliqué un responsable du ministère britannique de l'Intérieur, interrogée par le Guardian. Mais ce niveau de « ré-interceptions » montre surtout que la possibilité d’être expulsés vers la France ne dissuade pas les candidats à la traversée.
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Une expulsion annulée par la justice
En un an, le Royaume-Uni a expulsé 1 087 exilés vers la France, soit 4 % des arrivées par la Manche, et a accueilli 1 117 migrants, selon des critères d’éligibilité peu clairs et contestés. Début août, la justice a annulé une expulsion, ordonnant le retour d’un exilé soudanais au Royaume-Uni. Une décision qui pourrait permettre à d'autres personnes de contester des expulsions menées par le Royaume-Uni dans le cadre de l'accord.
Le nouveau gouvernement britannique travailliste a promis de faire diminuer l’immigration, légale et illégale, craignant la percée de l’extrême droite, et l’accord a été renouvelé jusqu’en octobre malgré les critiques des associations de défense des migrants qui dénoncent la commercialisation de vies humaines.
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