"On ne comprend pas comment elle a pu se volatiliser" : Trois mois après la disparition de leur mère de 85 ans, les filles d’Anne-Marie Morin repartent à sa recherche à Argelès-sur-Mer
Trois mois après la disparition d’Anne-Marie Morin, 85 ans, ses enfants refusent de baisser les bras. Ce samedi 19 septembre, une vingtaine de personnes ont participé à une battue privée dans le secteur du mas Christine à Argelès-sur-Mer. Florence, Laure, Corinne et Olivier veulent retrouver leur mère. Ou, au moins, comprendre ce qui a pu lui arriver.
Trois mois. Trois mois que Florence, Laure et Corinne, ainsi qu’Olivier vivent avec la même question sans réponse. Où est leur mère Anne-Marie Morin ? Depuis le 14 juin dernier, cette Catalane de 85 ans est introuvable. Ce samedi 19 septembre, ses filles ont décidé de repartir sur ses traces. Une vingtaine de personnes, des proches, des voisins et des membres de l’Association de recherche de personnes disparues (ARPD), se sont retrouvés dans le secteur du mas Christine, à Argelès-sur-Mer.
Disparue depuis 97 jours…
Depuis le 14 juin dernier, les recherches ont été nombreuses. Pour rappel, Anne-Marie Morin avait disparu aux alentours de midi dans le secteur du mas Christine, où elle vivait depuis une trentaine d’années. Dans les jours qui ont suivi, gendarmes, chasseurs, hélicoptère et chiens pisteurs avaient multiplié les recherches. Une vaste opération avait notamment été menée le mardi 16 juin, avant de se poursuivre le lendemain. Sans résultat.
Depuis, l’enquête est toujours ouverte et la disparition considérée comme inquiétante. Mais aucune nouvelle battue n’a été organisée depuis les premières recherches.
Alors les trois filles veulent tenter autre chose, en privé. "Anne-Marie était une marcheuse. Mais elle souffrait de troubles apparentés à la maladie d’Alzheimer et n’avait plus le sens de l’orientation", raconte Florence. "Elle pouvait donc partir dans une direction sans savoir où elle allait. Elle était hyper sociable. Dès qu’elle voyait quelqu’un, elle avait l’impression de le connaître et elle allait vers lui", ajoute Laure.
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Avant sa disparition, Anne-Marie vivait avec son fils Olivier. Des assistantes intervenaient également chaque jour. La famille avait choisi de la maintenir chez elle, dans cette maison où elle vivait depuis 30 ans, plutôt que de la placer en établissement. "On essayait de privilégier son environnement, sa maison", explique Florence.
"On garde quand même un petit espoir"
Ce dimanche 14 juin, elle aurait pourtant réussi à sortir. "Notre mère aimait se rendre au Grand platane, son accueil de jour à Argelès-sur-Mer. Et pouvait parfois chercher à sortir pour s’y rendre. Aujourd’hui, on espère surtout éliminer des pistes. L’idée, c’est d’essayer de la retrouver, de savoir ce qui s’est passé", confie Laure avant de partir dans les chemins.
"On n’est pas très optimistes sur ce qui lui est arrivé, mais on garde quand même un petit espoir. On essaie de comprendre. Ça tourne un peu dans la tête. On ne comprend pas comment elle a pu se volatiliser", s’accordent à dire les deux sœurs.
Pour ses filles, venues de Paris et de La Réunion pour cette journée, chaque piste compte. "Toute personne qui l’aurait vue doit prévenir les gendarmes", rappellent-elles.
Pour mémoire, Anne-Marie Morin mesure environ 1,64 m. Au moment de sa disparition, elle avait de longs cheveux blancs et portait un tee-shirt jaune, une chemise à carreaux rouge et marron pâle, un pantalon de jogging gris et des chaussures bleues.