"On leur pisse dessus" : En France, les propos de Glucksmann sur Mélenchon et Le Pen font réagir
Le député européen Raphaël Glucksmann, engagé dans la primaire de gauche pour la présidentielle, se trouve actuellement dans une situation délicate, après que certains de ses propos, prononcés dans un cadre privé, ont refait surface cette semaine.
Ce vendredi, le média français indépendant Le Média, co-créé par la députée Sophia Chikirou, publiait les propos, vidéo à l'appui, que Raphaël Glucksmann a tenus lors d'une conversation privée avec des proches, dont le chef du PS à l'Assemblée Boris Vallaud, comme le confirme Le Parisien.
Dans cet extrait, daté du 17 septembre, on entend le partenaire de Léa Salamé revenir sur le débat, réunissant les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.
"Sur les questions économiques, ils étaient à la ramasse", juge Glucksmann, en parlant de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Pour lui, le débat de ce jour-là s'est avant tout construit sur ses idées, ainsi que celles de Bruno Retailleau et d'Edouard Philippe.
Les attaques envers les candidats du RN et de LFI ne s'arrêtent pourtant pas là, puisqu'on entend Raphaël Glucksmann renchérir : "Elle a ramené le voile, lui a remis l'abaya. Ils vont agir en symétrie, mais on leur pisse dessus !". Des propos qui ont immédiatement fait réagir.
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Si le RN n'a pas souhaité réagir, ce n'est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon, qui a pris la parole sur son compte X, ce samedi. "R. Glucksmann prétend qu'il me 'pisse dessus'. Il y a peu, il annonçait qu'il allait me 'plier'. On voit comment il adopte la 'méthode de la nuance' qu'il recommande et le 'refus de la brutalisation du débat' qu'il proclame".
Également ciblée, dans un autre extrait, la candidate à la primaire de la gauche Ségolène Royal s'est, elle aussi, exprimée, répondant à celui qui l'accusait d'avoir "fait la danse du ventre devant Macron". "Outre le sexisme consternant de cette remarque immature, c'est une contre-vérité. La vérité est inverse : ayant dénoncé la violence de la répression contre les gilets jaunes et refusé de me taire comme me demanda E.Macron, j'ai été révoquée en conseil des ministres de la mission (bénévole) d'ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique".
À quelques mois d'une élection présidentielle déterminante pour la France, la tension monte donc d'un cran dans la partie gauche du tableau, sur fond de question existentielle pour bon nombre de candidats : soutenir Mélenchon, ou pas ?
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