OM - Montpellier : les cinq enseignements d'une nouvelle défaite marseillaise
Battu par Montpellier à huis clos (0-1), l'OM n'a pas retrouvé la victoire, mais Bruno Genesio a profité de cet amical pour expérimenter.
L’OM espérait profiter de la trêve pour interrompre sa spirale négative. Il a finalement été battu par Montpellier (0-1), samedi au stade Francis-Turcan de Martigues. Nicolas Pays a inscrit l’unique but à la 79e minute. Faute de diffusion et de journalistes admis dans l’enceinte, toute analyse du contenu doit rester prudente. La composition, les changements et le résultat permettent néanmoins de retenir cinq enseignements.
1. Genesio a réellement ouvert la porte aux jeunes
Alexi Koum, Nouhoum Kamissouko et Keyliane Abdallah figuraient dans le onze de départ. Ugo Kadmiri, Jephthé Malanda, Kyle Magaud, Hilan Hamzaoui et Adam El Boughlamy ont ensuite participé à la rencontre. Les nombreuses absences ont évidemment favorisé cette revue d’effectif, mais Bruno Genesio a pu observer plusieurs éléments de la formation face au quatrième de Ligue 2.
2. Garcia et Meïté ont formé une charnière expérimentale
Ulisses Garcia et Bamo Meïté ont été associés dans l’axe devant Jeffrey De Lange, avec Koum et Emerson dans les couloirs. Cette défense n’a rien de celle appelée à débuter à Troyes, mais elle souligne le manque actuel de solutions. Genesio a dû déplacer des joueurs et bricoler une ligne totalement inédite.
3. L’attaque de l’OM n’a toujours pas trouvé le déclic
Le trio Keyliane Abdallah-Neal Maupay-Igor Paixão possédait pourtant une certaine expérience. Il n’a pas permis à Marseille de marquer face à un pensionnaire de Ligue 2. Après cinq défaites consécutives en compétition, l’OM aurait surtout apprécié de retrouver de l’efficacité et un peu de confiance. Ce rendez-vous n’aura pas produit l’électrochoc attendu.
4. La seconde période était surtout un laboratoire
Le but de Nicolas Pays est intervenu à la 79e minute, alors que l’équipe marseillaise avait été profondément remaniée. Cette défaite ne peut donc pas être interprétée comme celle d’un onze de Ligue 1 face à une formation de l’échelon inférieur. Genesio a privilégié l’observation et le temps de jeu au résultat immédiat.
5. Le climat négatif ne disparaît pas
Un amical disputé dans de telles conditions ne constitue jamais un verdict. Reste que l’OM ne gagne toujours pas et qu’aucun succès symbolique n’est venu alléger la pression. La véritable réponse devra être apportée le 11 octobre à Troyes. Cette fois, les absences, les expérimentations et le huis clos ne pourront plus servir à relativiser le résultat.