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OM : fini les folies, Genesio va devoir composer avec un mercato à l'os - Sport.fr

Rarement un été marseillais aura autant tranché avec ceux qui l’ont précédé. À l’Olympique de Marseille, on avait pris l’habitude des grandes manœuvres estivales, des noms qui claquent et des recrues à la pelle. Cette fois, le décor a changé. Et pas qu’un peu.

Souvenez-vous. La saison passée, ce sont douze joueurs qui avaient posé leurs valises sur la Canebière : Nayef Aguerd, Benjamin Pavard, Igor Paixao, Pierre-Emerick Aubameyang, Timothy Weah, Angel Gomes, Emerson… La liste donnait le tournis. Sous l’ère Pablo Longoria–Medhi Benatia, l’OM ne comptait pas vraiment ses dépenses l’été venu, quitte à reconstruire un effectif de fond en comble chaque année. Sur le papier, du moins.

Mais voilà, la page s’est tournée. Avec l’arrivée de Stéphane Richard et de Grégory Lorenzi aux commandes du projet sportif, la philosophie a viré à cent quatre-vingts degrés. Selon les informations de La Minute OM, le club phocéen ne connaîtra pas la même effervescence sur le marché des transferts. Terminées, les vagues de renforts à double chiffre.

Le message adressé à Bruno Genesio est limpide : il faudra faire avec les moyens du bord. L’ancien technicien du LOSC et de Rennes, réputé pour son sens de la formation, sera attendu au tournant sur un terrain bien précis — celui de l’intégration des jeunes pousses. C’est d’ailleurs tout le pari de la nouvelle direction : miser sur la fibre d’éducateur du coach pour lancer les gamins du centre dans le grand bain et les faire grandir au contact des cadres.

Un mercato low-cost sur le Vieux-Port ?

L’idée aurait fait bondir les supporters il y a encore un an. Elle est pourtant bien réelle. « Beaucoup moins d’arrivées sont prévues », prévient le compte insider sur X, qui insiste sur la nécessité de dégraisser l’effectif avant d’envisager la moindre emplette. Traduction : avant d’acheter, il faudra vendre. Et sur ce dossier, le vestiaire risque bien d’en parler dans les semaines à venir.

Car pour l’heure, ce ne sont pas les pistes offensives qui animent les coulisses, mais bel et bien les départs. Ceux de Mason Greenwood et d’Hamed Traoré sont quasiment ficelés. D’autres devraient suivre, histoire de renflouer les caisses et d’alléger une masse salariale devenue trop lourde pour un club dont le train de vie, désormais, doit impérativement se resserrer.

La pilule sera peut-être dure à avaler du côté de la cité phocéenne, où l’on aime les coups d’éclat et les stars qui débarquent sous les projecteurs. Mais l’heure est à la rigueur. Ou plutôt à la raison. Marseille change de logiciel, troque le clinquant contre la patience, et confie les clés d’un projet à plus long terme à un entraîneur dont on connaît l’appétit pour le travail de fond.

Reste une question, et non des moindres : cet effectif resserré aura-t-il les épaules pour tenir la distance sur tous les tableaux ? Le feuilleton, lui, ne fait que commencer.