Olise dit non au Real Madrid : le Bayern verrouille son joyau avec un contrat en or - Sport.fr
Le Real Madrid pensait tenir son prochain galactique. Il devra chercher ailleurs. Michael Olise a tranché : ce sera le Bayern Munich, et rien d’autre.
Il faut remonter quelques semaines en arrière pour saisir l’ampleur du dossier. Florentino Pérez, jamais avare d’un grand nom, avait glissé l’idée d’une offre à plus de 150 millions d’euros pour un joueur « hors Premier League ». Tout le monde, ou presque, avait compris de qui il s’agissait. L’ailier français, révélation absolue depuis son arrivée de Crystal Palace en 2024, cochait toutes les cases du profil madrilène : jeune, technique, décisif, et déjà brillant sous le maillot bleu lors de ce Mondial.
Et puis le vent a tourné. Selon Sky Sport Germany, Olise a personnellement informé la direction bavaroise de sa volonté de poursuivre l’aventure. Pas de demande de transfert, pas de coup de pression, pas de bras de fer. Un message clair, transmis en interne, qui a mis fin à l’un des feuilletons les plus commentés de l’été.
Le Bayern passe à l’offensive… en interne
C’est là que Munich a sorti l’artillerie. Plutôt que de décrocher son téléphone face aux appels madrilènes, le club prépare une récompense. Une prolongation anticipée, et pas des moindres.
Le journaliste Christian Falk livre les contours du projet : un bail étendu jusqu’en 2031 et une revalorisation salariale massive. Le raisonnement des dirigeants ? Olise était arrivé pour un montant bien inférieur aux 100 millions déboursés pour Harry Kane, si bien que son salaire — autour de 15 millions annuels — le plaçait au milieu de la hiérarchie du vestiaire. Or le garçon est devenu l’un des cadres du onze de départ. Il mérite mieux. Le Bayern serait donc prêt à le propulser vers les 25 millions par an, dans le trio de tête des mieux rémunérés du club.
Une position de force totale
Ce que révèle surtout ce dossier, c’est le rapport de force. Olise est lié jusqu’en 2029, sans clause libératoire active. Autrement dit, Munich tient tous les cordons de la bourse. Le Real avait beau rêver, aucune offre ne pouvait s’imposer sans l’aval bavarois. Et cet aval, personne ne l’a jamais obtenu.
Les chiffres du Français donnent le vertige. Depuis son transfert, il affiche 42 buts et 54 passes décisives en 107 apparitions toutes compétitions confondues. Ajoutez à cela un Mondial de haut vol — deux passes contre l’Irak, une action décisive face au Sénégal — et vous obtenez l’un des ailiers les plus convoités de la planète.
Reste que le football a la mémoire courte, et les envies changent vite. Le Bayern le sait. D’où cette volonté d’agir maintenant, de sécuriser l’avenir avant que la prochaine offensive ne se profile.
Pour l’heure, l’histoire est écrite. Olise reste, Munich souffle, et Madrid range ses plans. Le vestiaire bavarois, lui, peut se réjouir : son meilleur créateur n’ira nulle part. Du moins, pas cet été.