Nouvel entraîneur de Toulon avec Pierre Mignoni, Franck Azéma veut redresser le RCT : « La priorité, c'est notre caractère »
Entouré de deux de ses adjoints, Cédric Beal et Alex Codling, qui vont s'occuper des avants et de la conquête du RCT, Franck Azéma s'est livré ce jeudi à sa première conférence de presse depuis son retour à Toulon. Et celui qui est désormais entraîneur principal des Varois, dans un nouveau duo avec Pierre Mignoni, directeur du rugby, ne s'est pas senti dépaysé, après son premier passage entre 2021 et 2023.
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« Je suis très heureux de retrouver le groupe, a assuré Azéma. C'est rassurant parce qu'il y a des gens que je connais, je sais où je mets les pieds. Et il y a aussi pas mal de nouveaux, ça a pas mal changé en trois-quatre ans. Ce mélange-là est intéressant. » Le Catalan dit avoir toujours gardé le contact avec Mignoni depuis son départ. « On s'appelait régulièrement pour parler un peu de tout, de rugby comme de la famille. On ne peut pas dire que ce soient des retrouvailles. À moi de me glisser le mieux possible dans le rôle, d'essayer d'aider le plus possible et retrouver ce projet qui a continué de grandir. »
« Comment on va se comporter ensemble ? Quand c'est facile, c'est une chose. Quand c'est plus compliqué, c'en est une autre, et c'est là qu'il faut qu'on soit grands »
Franck Azéma
Dans quel rôle exactement ? La semaine dernière, Mignoni avait clarifié la répartition des missions avec l'ancien coach de Clermont et de Perpignan : « Franck a un rôle plus axé sur l'attaque et les trois-quarts, il sera sur le terrain, tout comme moi-même, même si je m'occupe plus de l'organisation générale et beaucoup plus de la défense cette année. »
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Un partage des responsabilités qui n'est pas la préoccupation première d'Azéma. « Ce qui est important, c'est que l'équipe fonctionne, d'être au service de l'équipe. Ça fait quelques années que j'entraîne et ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe sur le terrain, comment on construit notre collectif et notre état d'esprit, a-t-il orienté. Comment on va se comporter ensemble ? Quand c'est facile, c'est une chose. Quand c'est plus compliqué, c'en est une autre, et c'est là qu'il faut qu'on soit grands. »
Avec une idée forte : « La priorité, c'est notre caractère. On veut une équipe conquérante, combattante devant comme derrière, capable d'exercer un pressing sur l'adversaire avec ou sans ballon, et avoir la capacité de surprendre ». Toulon sort d'une saison ratée, terminée à la 9e place, sans phase finale de Top 14 et sans qualification pour la prochaine Coupe des champions, dont les Rouge et Noir ont pourtant été demi-finalistes au printemps dernier, seul rayon de soleil du dernier exercice, marqué aussi par la « décompensation » de Mignoni.
Il y a une dynamique à retrouver dans le Var et Azéma, remercié par l'Usap en octobre dernier, doit participer à cette relance. Cette mise à l'écart en Catalogne lui aura permis de se ressourcer et d'arriver sur la Rade avec le bon état d'esprit pour relever le défi.
« Ça fait 23-24 ans que j'entraîne, je savais que c'était la règle, quand ça ne gagne pas..., est-il revenu sur cette période. C'était comme ça. Oui, j'étais en colère, j'ai encore cette frustration en moi. Il faut s'en servir à bon escient, en faire une opportunité. J'ai eu du temps avec ma femme, mes enfants, comme je n'en ai jamais eu de ma vie ! Ça m'a permis aussi d'aller explorer autre chose. J'ai passé du temps avec le 7, je suis allé un peu à l'étranger, j'ai échangé avec d'autres coaches. Tu n'as jamais le temps, dans ta carrière, de souffler ou de te ressourcer. Ça m'a permis d'avoir cette pause-là et de ramener de la fraîcheur, d'être enthousiaste. »