Nouvel algorithme du Nutri-Score : pourquoi l’huile d’olive est désormais classée B par les experts - Science et vie
Huiles végétales et féculents complets gagnent du terrain avec le nouvel algorithme du Nutri-Score, tandis que produits sucrés et boissons édulcorées reculent dans le classement.

Rédacteur scientifique
Publié le 21/10/26 à 13:40
- Le 14 mars 2025, un arrêté a modifié le Nutri-Score, reclassant l'huile d'olive en B, impactant aussi les huiles de colza et de noix.
- Les boissons édulcorées voient leur note baisser, tandis que les poissons gras et céréales complètes obtiennent de meilleures notes.
- Les fabricants ont jusqu'en mars 2027 pour mettre à jour leurs emballages avec le nouveau Nutri-Score.
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
En France, l’algorithme du Nutri-Score classe désormais l’huile d’olive en B, et non plus en C. L’échéance laissée aux fabricants pour l’afficher sur leurs emballages approche. Un arrêté du 14 mars 2025 a entériné cette révision, issue des recommandations d’un comité scientifique d’experts en nutrition. En rayon, choisir une huile, un poisson ou une boisson ne répond plus tout à fait aux mêmes repères.
Huile d’olive, colza, noix, ce que change l’algorithme du Nutri-Score
Comme l’huile d’olive, les huiles de colza et de noix gagnent une lettre. D’après sante.fr consacrée à cette mise à jour, ce reclassement concerne les huiles les moins riches en acides gras saturés. La révision modifie la méthode appliquée à l’ensemble des matières grasses ajoutées, au-delà des seules huiles.
Seule l’eau décroche désormais la lettre A dans le rayon des boissons. Les références peu sucrées progressent, mais les boissons édulcorées glissent du B vers une note comprise entre C et E. Le lait, les laits aromatisés et les yaourts à boire relèvent également de ce volet de l’algorithme du Nutri-Score. Les alternatives végétales à base d’amande, de soja ou de riz suivent la même règle.
Sardines, maquereaux et autres poissons gras riches en oméga-3 obtiennent eux aussi une meilleure note. Le pain ou le riz complets se distinguent plus nettement de leurs versions raffinées. Les produits trop sucrés ou trop salés écopent quant à eux d’une notation plus sévère.
Un logo volontaire, partagé par sept pays
Les fabricants engagés ont jusqu’en mars 2027 pour mettre à jour leurs emballages. Les produits recalculés affichent un encadré « Nouveau calcul » à côté du logo. L’échelle conserve ses cinq lettres, du A vert foncé au E rouge. Le dispositif réunit sept pays : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse.
Introduit en 2017 à la demande du ministère de la Santé, le logo reste facultatif pour les producteurs. La note repose uniquement sur des informations déjà disponibles. Une PME n’a pas à financer d’analyses chimiques supplémentaires, une dépense que seuls les grands groupes pourraient assumer. Santé publique France met en ligne un calculateur dédié. Il suffit d’y saisir les taux de sucre, de gras ou de sel pour obtenir la lettre.
L’algorithme du Nutri-Score face aux critiques
Le Nutri-Score s’appuie sur quelque 150 publications, fruit d’années de recherche. Chaque modification de l’algorithme impose de vérifier à nouveau le classement des aliments et les modèles de prédiction des maladies. Lors d’une conférence universitaire mise en ligne en juin 2026, sa co-créatrice Mathilde Touvier prévient que ce travail ne peut pas se faire à la légère.
Certains industriels contestent les nouvelles pénalités appliquées aux boissons édulcorées et aux produits salés. Leurs représentants estiment que le système simplifie à l’excès la valeur nutritionnelle d’un aliment. La lettre ne tient compte ni du mode de cuisson ni de la taille des portions consommées. Le comité scientifique reconnaît ces limites mais maintient que le logo aide les consommateurs à comparer des produits d’une même catégorie.