Documents déclassifiés : la CIA alertait sur Al-Qaïda dès 1998
Publié11. septembre 2026, 21:26
11 septembre 2001Nouveaux documents déclassifiés: la CIA avait alerté dès 1998
Deux notes de 1998, déclassifiées vendredi, évoquaient déjà des attaques d’Al-Qaïda avec des avions aux Etats-Unis.


La CIA a déclassifié vendredi plus de 70 notes de renseignement présidentielles portant sur le groupe jihadiste Al-Qaïda et son ancien dirigeant Oussama ben Laden, 25 ans après les attentats du 11-Septembre.
Cette publication apporte «une transparence sans précédent sur le dossier de renseignement le plus sensible d’Amérique, couvrant les années précédant et le jour suivant l’un des moments les plus sombres de notre histoire», a déclaré la CIA dans un communiqué.
Ces documents «retracent l’histoire de la compréhension fluctuante des analystes de la CIA concernant Al-Qaïda, et ses efforts pour mettre en lumière les projets d’attentats d’Oussama ben Laden, malgré des informations rares, floues et imparfaites», poursuit-elle.
Deux notes datant de 1998 sur les projets d'Al-Qaïda

L’une des notes, datée du 10 septembre 1998, alerte sur le fait qu’Al-Qaïda «pourrait faire s’écraser un avion plein d’explosifs sur une ville américaine».
Une autre, datant du 4 décembre 1998, indique qu’Oussama ben Laden «et ses alliés se préparent pour des attentats aux Etats-Unis, y compris le détournement d’un avion».
Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont été la cible de quatre attentats-suicides coordonnés, perpétrés par 19 membres du groupe islamiste Al-Qaïda et qui ont fait près de 3000 morts.
Hommage aux victimes des attentats
Les Etats-Unis ont rendu hommage vendredi aux victimes des attaques du 11-Septembre, survenues il y a 25 ans, à travers notamment une cérémonie à New York, sans Donald Trump mais avec quatre de ses prédécesseurs.
A «Ground Zero», site des anciennes tours jumelles du World Trade Center, les proches des victimes ont consacré toute la matinée à la lecture solennelle des noms des morts, dans un quartier du sud de Manhattan bouclé pour l’occasion.
Alors que les prises de parole sont habituellement très cadrées, deux proches des disparus ont profité de la tribune pour s’en prendre à l’Arabie saoudite, d’où étaient originaires la majorité des pirates de l’air ainsi que l’instigateur des attaques, le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden, accusant les Etats-Unis de complicité.
Donald Trump avait lui choisi de prendre la parole depuis le Pentagone, quartier général du ministère de la Défense, également ciblé ce jour-là par un avion détourné par des pirates de l’air de l’organisation jihadiste.

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