« Nous n’oublions rien, nous avons tenu, nous tenons et nous tiendrons encore, nous sommes plus forts que les terroristes » : à la veille de l’hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet, la prière de paix des cultes et de la République
Un moment de recueillement et d’émotion ce lundi 13 juillet, avant l’hommage officiel aux victimes de l’attentat de Nice demain en présence du Président Emmanuel Macron : dans les jardins de la villa Masséna, les représentants des cultes israélite, catholique, protestant, orthodoxe, musulman et bouddhiste ont uni leurs voix pour appeler à l’apaisement et à un avenir construit « les uns avec les autres et non les uns contre les autres » malgré les différences.
LA.B
Laure Bruyas
CRÉÉ LE 13 juillet 2026 • 22:07
MIS À JOUR LE 13 juillet 2026 • 22:07
Frantz Bouton / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
Une estrade blanche, sobre, épurée. Et 86 lumignons, un pour chacun des Anges, qui brillent doucement dans les jardins de la villa Masséna. Là tout contre la Prom’, tout contre la tragédie du 14 juillet 2016 qui ne semble jamais finir de briser le cœur de Nice, les représentants des cultes israélite, catholique, protestant, orthodoxe, musulman et bouddhiste ont uni leurs voix ce lundi 13 juillet.
Une prière commune, œcuménique, un appel à la paix en présence notamment des anciens maires de Nice Christian Estrosi et Philippe Pradal ainsi que des familles de victimes à la veille de la visite officielle du président Emmanuel Macron.
« Nous sommes là pour partager une prière », a entamé le grand rabbin Franck Teboul.
« Prions ensemble la disparition, de nos 86 frères et sœurs innocents », a poursuivi le révérend père archiprêtre Khatchadour Boghossian de l’église apostolique arménienne.
« Nous voulons marcher sur la terre des vivants »
L’évêque de Nice, Monseigneur Jean-Philippe Nault a, lui, appelé « le Seigneur à prendre en pitié ceux qui portent et ceux qui restent dans l’épreuve ».
Après Michel Seliniotakis, recteur de l’église orthodoxe grecque, le pasteur Paolo Morlachetti a rappelé la force de l ’espoir : « Nous voulons marcher sur la terre des vivants ».
« Puissions-nous penser et agir pour que de tels malheurs et qu’une telle inhumanité ne puissent se reproduire ici ou ailleurs et que nos petits -enfants puissent construire un monde les uns avec les autres et non pas un monde les uns contre les autres », a poursuivi le Cheikh Khaled Bentounes pour les musulmans. Même beau message pour les bouddhistes.
L’exposition sur les dix attentats imaginée par Anne Murris devient permanente
Puis Éric Ciotti est monté sur l’estrade. « Le terroriste ne voulait pas seulement tuer, il voulait séparer et diviser, il voulait que les Niçois fassent de leurs différences une fracture et non une force. Il n’a pas gagné. Nous ferons de Nice non pas seulement une cité de larmes mais une cité apaisée où chacun a le droit de croire ou de ne pas croire ». Et de rendre un hommage aux associations de victimes et d’annoncer que l’exposition sur les dix ans de l’attentat de Nice imaginée par Anne Murris qui a perdu sa fille Camille sur la Prom’, deviendarit permanente au musée Masséna.

Le préfet Laurent Hottiaux a pris la parole en dernier : « Nous n’oublions rien, nous avons tenu, nous tenons et nous tiendrons encore. Nous sommes plus forts que les terroristes. C’est la sève de la République ».
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