“Nous avons obtenu des miettes”: des organisations lycéennes veulent poursuivre la mobilisation en France
France
Après un mois de mobilisation des lycéens et étudiants qui a fait tache d’huile, le gouvernement a promis de leur apporter lundi “des réponses très concrètes”. L’actualité à suivre en direct ci-dessous.
A. FO / M.G
Source: AFP, Belga
26 octobre 2026, 19:15
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18:57
Des organisations lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation en France
Les organisations lycéennes françaises, Les Lycéens! et Renouveau lycéen, ont appelé lundi à poursuivre la mobilisation après leur entrevue avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, alors que certaines mesures commençaient à filtrer, notamment le remplacement progressif de Parcoursup et la création de places supplémentaires dans l'enseignement supérieur.
"On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens", s'est félicité Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen à la sortie de la réunion avec le chef de gouvernement, tout en appelant à "continuer la mobilisation", le 31 octobre puis le 5 novembre, le temps "d'avoir des retours très concrets du terrain".
Vice-président de Les Lycéens!, Louis Létoublon a également appelé à aller "au bout" et à se mobiliser de nouveau samedi prochain et le 5 novembre, journée d'appel intersyndical à la grève.
"Le gouvernement a peur, le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qui se passait. Et cette peur-là, elle va nous permettre (...) de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens", a-t-il ajouté.
Cinq semaines de crises
Le Premier ministre a reçu tout l'après-midi, avec les ministres de l'Éducation nationale Édouard Geffray et de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, les organisations lycéennes puis étudiantes, successivement, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d'établissements.
Les deux ministres doivent tenir une conférence de presse vers 19h00 pour détailler les mesures annoncées, dont la plupart ont auparavant été éventées.
"Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons", a pour sa part dénoncé Clément Vieillot du mouvement Cachan 94, en banlieue parisienne, critiquant un gouvernement qui "sait qu'il ne peut pas appliquer ce qu'il va dire", vu qu'ils "partent dans six mois".
16:22
Crise lycéenne: les premières mesures envisagées par le gouvernement français
Le gouvernement prévoit le remplacement de Parcoursup en deux temps, cette année et l'année scolaire prochaine, ainsi que quatre autres mesures, selon des influenceuses dans le domaine de l'éducation reçues lundi midi par le Premier ministre Sébastien Lecornu avant les organisations de jeunesse.
Annonces ce lundi à 17H30
Une source au sein de l'exécutif a confirmé à l'AFP la mesure visant Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée par les lycéens depuis le début du mouvement. Le ministre de l'Education Edouard Geffray et celui de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste doivent rendre publiques des annonces "concrètes" ce lundi à 17H30 lors d'une conférence de presse.
Les deux influenceuses éducation ont dévoilé cinq de ces mesures à leur sortie d'une rencontre avec M. Lecornu à Matignon à la mi-journée.
"Remplacement en deux temps"
"Il y a le remplacement de Parcoursup en deux temps. On ne peut pas changer les procédures pour cette année et les lycéens qui sont en terminale actuellement, donc ils vont faire quelques changements, avec une clarté pour les algorithmes locaux et pour la sélection dans chaque école, et après, ils vont lancer un chantier pour l'année prochaine", ont déclaré Anna Baldy (@grandebavardeuse) et Mathilde Fouqué (@mathildestudy), deux influenceuses.
"15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur"
Elles ont également annoncé "15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur" à la rentrée prochaine, un plafonnement à 28 lycéens par classe dans 50% des établissements les plus défavorisés, un plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros au total, ainsi que l'indexation à l'inflation de la bourse étudiante.
16:06
La police française "ne protège pas" les militants d'ultradroite, assure le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
"On ne protège personne", s'est défendu lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, accusé par LFI d'avoir favorisé des groupes d'ultradroite en marge de rassemblements samedi en France.
Des appels sur les réseaux sociaux ont été détectés émanant "de nombreuses mouvances d'ultradroite", de personnes de "la mouvance identitaire" et "de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces" lors de la mobilisation sociale samedi, a expliqué le ministre sur RMC/BFMTV.
Dans plusieurs villes, dont Nice, Montpellier et Nancy, "des groupes sont venus en groupes constitués principalement, en réalité, pour s'en prendre à la mouvance ultragauche, comme ils le font habituellement", a-t-il relaté.
À Nice, par exemple, une centaine de "militants d'ultradroite masqués" ont convergé vers le centre-ville pour "affronter physiquement les manifestants", selon la préfecture des Alpes-Maritimes, et onze personnes ont été placées en garde à vue.
"Les policiers ont pu constater des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je veux couper court à ces rumeurs : à aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. A aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes", a affirmé le ministre.
Sur X, les députés LFI Manuel Bompard et Thomas Portes ont accusé les autorités d'avoir laissé "les fascistes (...) se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser des passants" à Nice et d'avoir "protégé les milices d'extrême droite ce week-end".
"Non, on ne protège personne, certainement pas", s'est agacé Laurent Nuñez. Policiers et gendarmes "sont intervenus à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher les affrontements entre l'ultragauche et l'ultradroite", a-t-il relaté-. Le ministre a promis "des suites" judiciaires et administratives.
"Ils se sont constitués dans ce qu'on appelle un groupe de combat, ou à tout le moins un groupe constitué en vue de commettre des violences" donc "ça relève peut-être d'incrimination pénale" et "il y a des polices administratives qui s'appliquent, notamment des possibilités de dissoudre ces groupes, s'ils se sont vraiment, et ça semble être le cas, constitués en groupes de combat".
Et s'il s'agit de groupes dissous dans le passé, "on les poursuivra au pénal pour reconstitution de ligue dissoute", a prévenu le ministre.
14:49
Macron n'exclut pas de décréter "l'état d'urgence" si la situation "se dégrade" en France
Le président Emmanuel Macron a assuré lundi à Marseille que "la République" et "l'ordre public" étaient tenus "sans état d'urgence", tout en estimant que ce n'était pas "un interdit ou un tabou" si "les choses devaient se dégrader".
"On tient la République et l'ordre public aujourd'hui sans l'état d'urgence", a déclaré le chef de l'État après un entretien avec le maire de Marseille Benoît Payan.
"Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023", lors des émeutes urbaines qui avaient suivi la mort du jeune Nahel Merzouk, a-t-il observé, évoquant actuellement "une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d'une part, et dans la vie chère d'autre part".
14:48
Macron: "Pas normal que notre pays soit dans cet état d'ébullition à six mois d'une élection présidentielle"
Le président français Emmanuel Macron a jugé lundi "pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition".
Il a en appelé à ce que les scènes de chaos du 17 octobre dans de nombreuses villes ne se reproduisent "plus jamais".
"On continuera de tenir", a-t-il dit, lors d'une visite à Marseille (sud) à des membres des forces de l'ordre, qu'il a remerciées pour leur mobilisation.
"Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu."
12:54
Macron à Marseille pour souligner le "retour de l'ordre"
Emmanuel Macron est arrivé lundi à la mairie de Marseille, qui porte encore les stigmates du 17 octobre, pour une visite devant souligner le "retour de l'ordre républicain" après les violences et pillages qui avaient émaillé cette mobilisation citoyenne.
Le chef de l'Etat avait été personnellement critiqué par les oppositions, mais aussi par plusieurs figures de son camp, pour la gestion du maintien de l'ordre il y a neuf jours et pour le maintien de sa tournée dans le Golfe en début de semaine dernière. Depuis, il est monté en première ligne, multipliant les réunions, sur le maintien de l'ordre puis vendredi avec les syndicats lycéens, et les déplacements.
Lundi, il s'est rendu à la mairie de Marseille, brièvement envahie par des manifestants le 17 octobre, avec son ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et la ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle Sabrina Roubache.
Emmanuel Macron se rendra plus tard à la préfecture et rencontrera des commerçants "victimes des pilleurs et des casseurs", a indiqué l'Elysée à l'AFP.
"Il saluera et remerciera enfin les forces de sécurité intérieure qui ont permis le retour de l'ordre républicain", a ajouté la présidence après un week-end marqué par de nouvelles manifestations mais sans incident majeur malgré quelques pillages très sporadiques, notamment dans la cité phocéenne.
Le déplacement à Marseille est motivé par le fait que "c'est là d'où tout part le 17 octobre", avec une intrusion de manifestants dans la mairie et le buste de Marianne renversé, a dit un proche du président à l'AFP. Il s'agit donc d'affirmer "que l'État est là, tient et sera au rendez-vous de sa mission de protection", a-t-il ajouté.
11:25
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement français promet "des réponses très concrètes"
Après un mois de mobilisation des lycéens et étudiants qui a fait tache d'huile, le gouvernement a promis de leur apporter lundi "des réponses très concrètes", qui devraient concerner Parcoursup, l'état des bâtiments ou encore le nombre de places à l'université. "Il y aura des annonces et il y aura des propositions importantes et fortes, y compris sur la question de Parcoursup et plus globalement de l'orientation", a promis lundi matin sur RTL la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
Les ministres Edouard Geffray (Éducation) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) doivent livrer les conclusions du gouvernement à l'occasion d'une conférence de presse prévue à 17h30.
Réunion à Matignon
Auparavant, Sébastien Lecornu aura successivement reçu à partir de 14h30 à Matignon les organisations lycéennes puis étudiantes, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d'établissements. Les organisations syndicales de personnels de l'éducation ont été conviées dans le même temps à une réunion en visioconférence avec le cabinet du ministre de l'Éducation.
Revendications des étudiants
L'Union étudiante, La Fage, l'Unef et l'Union syndicale lycéenne (USL) revendiquent 10 mesures principales, évaluées à 10 milliards d'euros, dont la fin de la sélection à l'université, la création de 250.000 places à l'université et une réforme des bourses.
Les présidents d'université ont mis en garde dimanche : supprimer Parcoursup "n'est pas la solution magique" et il ne faut "pas confondre l'outil et la politique délibérée de réduction des moyens" qui "a créé de fortes tensions pour l'entrée dans l'enseignement supérieur". "Si Parcoursup était l'alpha et l'oméga de tous les problèmes d'orientation, ce serait plus simple", a abondé Maud Bregeon.
09:20
Macron fait une visite surprise à Marseille
Emmanuel Macron est attendu lundi à Marseille pour une visite surprise afin de constater le "retour de l'ordre républicain" après les violences qui ont émaillé la journée du 17 octobre, a annoncé l'Élysée.
"Le chef de l'État ira à la mairie de Marseille qui a été touchée par les violences du 17 octobre", rencontrera "des commerçants" qui ont été "victimes des pilleurs et des casseurs", a dit la présidence à l'AFP. "Il saluera et remerciera enfin les forces de sécurité intérieure qui ont permis le retour de l'ordre républicain", a-t-elle ajouté après un week-end marqué par de nouvelles manifestations mais sans incident majeur.
09:14
1.435 personnes interpellées samedi, 267 policiers et gendarmes blessés
Au total, 1.435 personnes ont été interpellées en marge des manifestations pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics samedi en France, "dont plus de cent pour détention d'armes par destination", a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
"La journée a été maîtrisée, il n'y a pas eu d'incidents graves. Il n'empêche qu'on a constaté un très haut niveau de violences contre les forces de sécurité intérieure", avec "267" policiers et gendarmes blessés", a indiqué le ministre sur RMC/BFMTV, tandis que "150" manifestants ont été blessés dont trois "assez graves" à Toulouse, Reims et Clermont-Ferrand.
20:17
Hier
Des lycéens annoncent une rencontre lundi avec le Premier ministre
Les organisations lycéennes seront reçues par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, lundi à 14h30, ont indiqué dimanche soir à l'AFP les mouvements "Renouveau lycéen" et "Les Lycéens!", après plus d'un mois de mobilisation de la jeunesse.
"On espère que le Premier ministre saura satisfaire nos demandes, comme l'abrogation de Parcoursup, une réforme des rythmes scolaires, et des places à l'université", a indiqué à l'AFP le vice-président de Les Lycéens!, Louis Létoublon.
"Le gouvernement semble enclin à satisfaire nos revendications. Il faut qu'on poursuive la mobilisation pour extraire de cette brèche le plus de choses possible pour les lycéennes et les lycéens", a-t-il ajouté.
Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen, espère des "annonces concrètes sur Parcoursup, l'ouverture de places (à l'université), le manque de profs", a-t-il insisté auprès de l'AFP.
Tous deux ont indiqué avoir rendez-vous avec le Premier ministre lundi à 14h30.
15:41
Hier
"Pour interrompre les manifestations", il "suffit de répondre aux revendications"
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a déploré un mouvement lycéen et contre la vie chère "depuis un mois laissé face à lui-même" par l'exécutif, alors que selon lui, pour que "les manifestations s'interrompent, il suffit de répondre aux revendications".
À la veille de la convocation par Matignon des organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, territoriales et parlementaires, le député a dénoncé sur le plateau du Grand Jury (RTL-Public Sénat-Ouest-France-M6) un pouvoir macroniste qui "depuis 10 ans n'écoute personne".
"De quoi nous parlent-ils ? Ils nous parlent exclusivement de sécurité, comme si le sujet était exclusivement sécuritaire", a-t-il expliqué, à propos d'une réunion jeudi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des partis politiques. "Non, le sujet, il est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique auquel il faut apporter une réponse et sociale et politique".
Pour Olivier Faure, la succession des manifestations "auxquelles personne n'entend répondre, qui (sont) depuis un mois laissées face à (elles)-même(s)", provoque une "radicalisation" des revendications et des modes d'actions.
20:27
24 octobre 2026
Près de 1.000 interpellations samedi en France
Près de 1.000 personnes ont été interpellées samedi par les forces de l'ordre en marge des manifestations des lycéens et contre la vie chère en France, a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'un point de presse.
"Au moment où je vous parle, on est presque à 1.000 interpellations" et "je pense que ce chiffre va augmenter de manière significative", a-t-il dit, soulignant que samedi dernier, journée marquée par des violences et des pillages inédits, 385 interpellations avaient alors été réalisées à la même heure (vers 19H00).
M. Nuñez a estimé que "les cortèges se sont bien passés" lors de la mobilisation, qui a rassemblé samedi 410.000 personnes en France, dont 110.000 à Paris.
"Mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultragauche et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux", a-t-il ajouté.
19:51
24 octobre 2026
Des pillages en cours à Marseille
Des pillages sont en cours dans le Vᵉ arrondissement de Marseille, selon une source policière citée par BFMTV. Au moins trois commerces, dont deux bijouteries, ont été pillés.
D’après les informations de BFMTV, 18 personnes ont été interpellées à ce stade.
19:20
24 octobre 2026
Affrontements entre casseurs et police à Paris
Des heurts ont éclaté en fin de manifestation à Paris et "plus de 500 casseurs s'en prennent aux forces de l'ordre sur le cours de Vincennes", dans le sud-est de la capitale, où 110.000 personnes ont manifesté samedi, a indiqué la préfecture de police.
"Les forces de l'ordre manœuvrent pour interpeller les fauteurs de troubles et favoriser la dispersion", ajoute la même source. Les affrontements ont débuté vers 17H30, peu après l'arrivée du cortège porte de Vincennes. Des manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant un camion à eau et des gaz lacrymogènes.
19:13
24 octobre 2026
410.000 manifestants samedi en France
Au total, 410.000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110.000 à Paris, lors de la journée de mobilisation sociale pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.
La mobilisation est en léger recul par rapport à la semaine dernière où 550.000 personnes avaient battu le pavé.
Selon la CGT, 800.000 personnes se sont mobilisées samedi à travers le pays, dont 250.000 dans la capitale. Des heurts ont éclaté notamment à Paris, Lyon, Rennes, Nantes, Bordeaux, Nice et Marseille.
18:52
24 octobre 2026
Heurts en fin de manifestation à Paris, camion à eau et gaz lacrymogène utilisés
Un engin lanceur d'eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés après des jets de projectiles sur les forces de l'ordre lors de la dispersion du cortège à Paris, a indiqué la préfecture de police.
"À ce stade, il s'agit de l'unique point de tensions à Paris", a précisé la même source. Selon des journalistes de l'AFP, des manifestants ont lancé des projectiles et ont hué les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes, au niveau de la porte de Vincennes, lieu de fin de la manifestation.
Au total, 110.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics, a indiqué la préfecture de police.
Le cortège, parti vers 14H00 de la porte d'Italie, a "atteint la porte de Vincennes", à 17H00. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, ont précisé les autorités.
Samedi dernier, le même nombre de personnes avait manifesté dans la capitale.
17:27
24 octobre 2026
110.000 personnes dans les rues de Paris ce samedi
Au total, 110.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics, a indiqué la préfecture de police, indiquant que "la situation demeure calme dans l'ensemble de l'agglomération".
Le cortège, parti vers 14H00 de la porte d'Italie, a "atteint la porte de Vincennes", à 17H00, a précisé la même source. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, a précisé la préfecture de police. Samedi dernier, le même nombre de personnes avait manifesté dans la capitale.
16:48
24 octobre 2026
La police utilise des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Lyon
Des gaz lacrymogènes ont été utilisés à Lyon pour disperser la foule.
14:53
24 octobre 2026
135 interpellations en France, pas d'incidents majeurs à la mi-journée
Les forces de l'ordre ont procédé à 135 interpellations samedi à la mi-journée en France, où 35.000 personnes ont été comptabilisées sur l'espace public, sans incident majeur à ce stade, lors de la nouvelle journée de contestation sociale, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
"Une grande partie de ces interpellations est liée aux contrôles de flux et à la découverte de matériel destiné à être utilisé comme arme par destination", a précisé le ministre.
Lors de la journée de mobilisation du 17 octobre marquée en marge par des violences et des pillages, "60.000 personnes" avaient été dénombrées sur l'espace public à mi-journée, selon Laurent Nuñez.
14:51
24 octobre 2026
L'interdiction de manifester à Limoges suspendue, le préfet prend un nouvel arrêté
Le préfet de Haute-Vienne, en France, a publié samedi un nouvel arrêté interdisant tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans une vaste partie de Limoges, quelques heures après avoir vu retoquer par la justice administrative un premier texte similaire.
Invoquant le risque de nouveaux troubles à l'ordre public, après l'incendie de l'hôtel de ville le 17 octobre, le représentant de l'État, Maurice Barate, avait publié un premier arrêté jeudi, interdisant "tous les regroupements et rassemblements de plus de dix personnes" de samedi 07h00 à dimanche 05h00 dans un périmètre englobant notamment une partie du centre-ville de Limoges.
Mais vendredi soir, le tribunal administratif de la ville, saisi en référé, a suspendu cette décision, jugeant notamment que le périmètre retenu était trop large et qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments précis et circonstanciés sur le risque de troubles à l'ordre public non maîtrisables par les forces de l'ordre.
Plus d'un millier de personnes ont donc convergé vers un point de rassemblement dans le centre de Limoges, relayé sur les réseaux sociaux, avant d'apprendre, juste avant 14h00, horaire prévu du début de la mobilisation, que le préfet avait pris un nouvel arrêté.
"Donc on nous dit que c'est possible, puis ça ne l'est plus... Ils cherchent juste un prétexte pour aller au contact avec nous et nous disperser ?", a déclaré Cécile, interrogée par un correspondant de l'AFP, avant que le cortège ne s'ébranle.
Vendredi soir, lors de la visite dans la mairie incendiée du chef du gouvernement français Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres, le commissaire divisionnaire Yannick Salabert a indiqué que les forces de l'ordre seraient plus nombreuses que la semaine dernière et disposeraient de trois fois plus de munitions.