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Noah Adedeji-Sternberg (RC Genk) sur le Gril : 'Le foot est ma langue, c'est le ballon qui parle' - RTBF Actus

Noah Adedeji-Sternberg (RC Genk) en mode selfie © Tous droits réservés

Maillot bleu ciel de Genk rappelant celui de l’Argentine, petit bandeau aux cheveux, sourire timide : voici Noah Adedeji-Sternberg (21 ans), né d’un père nigérian et d’une mère allemande. Qui, depuis maintenant deux saisons, éclaire les pelouses de Pro-League de sa technique hors-norme et de son déhanché reptilien. Cet été, NA-S a défrayé la chronique avec son transfert avorté à Bruges : lui avait un accord personnel avec le Club pour succéder à Christos Tzolis… mais Genk, non-associé aux négociations, a bloqué le transfert en faisant monter les enchères. Après un séjour hors de l’équipe, le médian limbourgeois a retrouvé sa place dans le onze… et comme par hasard, le Racing a repris des couleurs. Entretien en mode thématique.

Un parcours sinueux. " Je suis né à Anvers, et à la maison, on parlait Anglais et Allemand. Avec ma tante, j’ai appris le Français et ici à Genk, je parle Flamand. Je suis aussi des cours d’Espagnol : ça pourra servir plus tard. (clin d’œil) Et après, je vais me mettre au Japonais : j’avais des équipiers japonais en Allemagne et cette culture me fascine. Mais je me sens aussi Belge (NDLA : il joue en Diablotins U21 et compte une dizaine de sélections). Quand j’avais 9 ans, on est allé habiter à Mouscron pour mon Foot-Etudes : j’avais un gros programme d’entraînement mais ma mère, qui a les pieds sur terre, voulait aussi que j’ai un diplôme. (clin d’œil) A Mouscron, j’ai connu Lucas Noubi (NDLA : capitaine des Espoirs belges), dont je suis resté proche, et Ayanda Sishuba (NDLA : passé par Lille et Lens, aujourd’hui à Rennes). Après, j’ai rejoint ma mère dans sa famille en Allemagne : j’ai joué en jeunes à Leverkusen et à Mönchengladbach, où Genk est venu me chercher. C’était une formation à l’allemande, assez dure et disciplinée, en mode mentalité. (sic) Après, vous savez, le foot est une langue universelle où c’est le ballon qui parle… (clin d’œil) Au final, j’ai eu un parcours familial et sportif assez chahuté mais j’ai appris de tout et j’emmène ce bagage dans ma vie. J’ai eu des moments difficiles, mais vivre tout ça jeune et parmi toutes ces cultures, m'a enrichi.  Aujourd’hui, je suis là et c'est le plus important. "

"Le foot est ma langue, c'est le ballon qui parle" © Belgaimage

" Le footballeur est un artiste, la balle est son pinceau "

Son style de jeu. " Quand je monte sur un terrain, c'est pour une seule chose : gagner le match. Mais c’est vrai que pour moi, le foot est aussi un plaisir et je veux en donner aux spectateurs. Tout le monde a une vision différente du foot, et c’est ce qui fait la beauté de ce sport. Je veux toujours m’amuser, mais je le fais en me donnant à 100% et avec un objectif de victoire en équipe. Que ce soit par mes buts, mes passes, mes dribbles ou même mon travail défensif, je veux être décisif et aider mon équipe. Je veux améliorer tous les aspects de mon jeu et je prends tous les conseils de mon coach et de mes partenaires. (Il réfléchit) Mon jeu est le produit d’une réflexion et de tout ce que j’ai appris en observant les joueurs d’avant. Le terrain est un lieu de joie où tu peux exprimer tes émotions : c'est comme un artiste, tu as un pinceau et tu dessines. Après, bien sûr, il y a le côté physique, la tactique et les stats… mais moi, je vois d’abord le foot comme un jeu d'équipe, où tu fais ton boulot mais où tu dois aussi mettre ta touche et ramener ton propre jeu. (sic) Ainsi, les buts et les assists viendront d’eux-mêmes. "

Pied contraire (NDLA : il est droitier et joue ailier gauche) " Tous les postes me conviennent : quelle que soit ta position, tu dois trouver un moyen pour ramener ton jeu et aider l'équipe. Evidemment, certains postes sont un peu plus contre-nature, mais on reste des joueurs de foot : on doit s’adapter et trouver des solutions. Au début, je jouais en 10, puis on m’a mis sur le flanc… parfois même latéral gauche. Un jour, j’ai même dépanné comme gardien ! Le but, c’est d’aider l’équipe pour partager une victoire. Quand je gagne, je préfère gagner avec toute l'équipe que gagner tout seul : voir la joie des coéquipiers est un sentiment que tu ne ressens pas quand tu gagnes tout seul."

" Le footballeur est un artiste, la balle est son pinceau " © Belgaimage

" Mon transfert à Bruges ? Je veux toujours jouer plus haut… "

Son transfert avorté à Bruges cet été. (Ennuyé) Cette histoire me laisse un sentiment mixte. Les fans m’ont sifflé, je peux les comprendre, mais en fait, cette histoire m’a juste fatigué. (sic) Le seul truc que je voulais, c'était jouer… mais on ne m’en donnait pas la possibilité. Je ne pouvais pas m’exprimer avec le ballon, je ne pouvais pas répondre sur le terrain, donc je comprends très bien ce que les fans pouvaient penser de moi. J’ai appris de cet épisode et aujourd’hui, j’ai tourné la page et je continue mon chemin : mon job, c’est de jouer au foot. Vous savez, je pouvais partir à Bruges mais j’avais aussi d’autres offres. Le seul souci, c’est qu’on a juste parlé de Bruges dans les médias… et je ne sais pas pourquoi. Mais ça ne m'intéresse plus maintenant : je vis dans le présent. Chacun sa vision : peut-être que j’aurais dû agir autrement, on ne saura jamais. Je répète, je voulais juste jouer… C’est ça qui m’a rendu triste : je ne pouvais plus m'exprimer par mon langage favori, on m’a privé de ballon. Mais aujourd’hui, je remercie le club et les supporters de m’avoir rendu leur confiance. Et aujourd’hui, je me rends compte que le lien est intact. Rien n’a été cassé entre nous. Après, et pour le futur, si tu peux aller jouer un niveau ou deux plus haut, je ne vois pas les raisons de refuser de faire ce pas. À l’avenir, si j’ai des offres, je les écouterai, c’est normal. Mais ce sont des trucs pour mon agent et mes parents. Moi, je garde le focus pour le terrain. Et ma seule pensée actuelle est de tout donner pour ce beau club de Genk. J'aime toujours autant le foot, j’éprouve toujours le même plaisir. Cette période m'a juste donné de la puissance au niveau mental. " (sic)

Le manque de rendement. (NDLA : la critique revient souvent car en 85 matches avec Genk, il n’a produit " que " 8 buts et 6 assists) " Il y a des moments, je l’avoue, où je pourrais jouer plus simple, lâcher ma balle et bouger ailleurs. Parfois, je peux prendre une autre décision, mais n’oubliez pas que tout ça se décide en une demi-seconde. On va me critiquer si ça rate… mais si j’amène un but ou un assist, personne ne va parler... Mais j’en discute avec mes équipiers, car je ne demande qu’à apprendre. Ils me rendent meilleur et je les rends meilleurs, ils ont besoin de moi et j’ai besoin d’eux. Donc on échange beaucoup. Je revisionne aussi mes matches pour apprendre de mes erreurs. Chacun peut s’améliorer et ce n’est pas une question d’âge. J’ai 21 ans, mais je ne regarde pas vraiment l'âge : si je suis sur le terrain, c'est pour gagner le match et avoir un impact sur le jeu. Je prépare les matches avec l’équipe, pour la tactique collective, mais individuellement, je ne scoute pas mes adversaires directs. Après deux saisons, je commence à les connaître, mais non, je ne les analyse pas sur vidéos. "

" Mon transfert à Bruges ? Je veux toujours jouer plus haut… " © Belgaimage

NOAH EN MODE DILEMME

Messi ou Ronaldo ? " Olala… les deux ? Je dois choisir ? (Il réfléchit) Messi ! "

Yamal ou Vinicius Jr ? " Sur la forme actuelle, je vais dire Yamal… mais y a 2-3 ans, j’aurais dit Vini ! "

Barcola ou Doué ? " Doué ! "

Olise ou Dembele ? " Dembele est un joueur énorme, vraiment spécial. Mais je vais dire Olise. "

Doku ou Duranville ? " Julian Duranville. On est très proches, il vient encore de m’envoyer un message : c’est comme mon frère. "

Virgule ou coup du sombrero ? " Sombrero ! "

Bundesliga ou Liga espagnole ? " Impossible de choisir ! Allez, Liga… "

But ou assist ? " Ca dépend du moment et de l’importance… Je vais quand même dire but. "

Bruges ou Genk ? (Il hausse les sourcils) " Genk… "

4-4-2 ou 4-3-3 ? " 4-3-3 " 

Tresoldi ou Durosinmi ? " Durosinmi… mais je connais Tresoldi depuis des années : on jouait l’un contre l’autre dans les tournois de jeunes en Allemagne. On voyait déjà qu’il irait loin… "

Mechele ou Burgess ? " Les deux : je respecte tous les bons défenseurs… et ceux-là sont très importants pour leur équipe. Burgess n’est pas toujours très beau (sic) mais il incarne la passion. Allez, je vais dire Mechele. "

Face à Hans Vanaken © Belgaimage

" Le foot, c’est saisir ses moments "

La saison de Genk. " C’est clair que ne pas jouer l’Europe, c’est un manque en semaine… On a tous envie de récupérer un ticket européen car ce qu’on a vécu l’année passée (NDLA : 8e de finale d’Europaleague) était une magnifique expérience. Vous savez, le foot, c’est d’abord une question de saisir ses moments quand ils se présentent. C’est ce qui nous manque encore parfois : on manque de ce petit brin de réalisme. Mais une saison, c’est long. On a 10 points de retard sur le haut de classement, mais un tel handicap se rattrape. Si tu gagnes chaque match, tu es là, non ? (clin d’œil) Ce sera compliqué, bien sûr, mais c’est l'objectif. C'est pour ça que je dis qu'il faut prendre un match à la fois, bosser et donner le meilleur de soi. Après, il faut être efficace : tuer devant les cages et bloquer derrière. (sic) Sans Europe, on a un calendrier plus léger… mais moi, je préfère de jouer plus de matchs. Et chaque joueur vous dira pareil. Mais ça ne sert à rien d’y penser, on doit juste faire le job. S’entraîner est aussi un plaisir : c’est le lieu où tu peux essayer des choses et les améliorer. Mais la seule vérité, ce sont les matches. "

Genk-Standard dimanche. " Pour moi, c’est un match parmi d’autres. C’est un match qui vaut trois points, et je veux gagner chaque match. Que ce soit un match amical, un match de championnat ou un match en Europe. Je ne vais pas manquer de respect au Standard, car le Standard est un beau et grand club chargé d’histoire… mais je regarde chaque match pareil et je me fiche de contre qui je joue : mon but, c’est de gagner. Mais je sais aussi que depuis que je suis pro, tous les matches contre le Standard ont été un peu piquants. (sic) Je veux encore vivre plein de grands matches car oui, c’est très clair, je sais où j'ai envie d'aller… et c’est très haut ! J’ai beaucoup de rêves, et ils sont écrits : je ne dis rien, mes proches les connaissent et je préfère travailler en silence. Tout le monde a des rêves : il faut marcher vers ces rêves et travailler pour les réaliser. Et c'est ce que je fais. "

" Le foot, c’est saisir ses moments " © Belgaimage

" Je pense très, très loin… "

Son image de nonchalance. (Il hausse les épaules) " On me dit souvent que je suis nonchalant, je réponds : ‘No comment’. Franchement, je respecte l’opinion de chacun mais moi, je suis moi, point final. Je n'essaie pas d'être quelqu'un d'autre : je suis moi et je joue comme ça depuis tout petit. Je suis jeune, je dois encore apprendre. Mais je répète, je suis là pour gagner les matchs et pour aider l'équipe. Ceux qui pensent que je m’en fous, qu’ils le pensent, mais ce n’est pas du tout le cas. Les gens peuvent penser comme ça, je comprends… mais ça ne m'intéresse pas. Sur le terrain, mon boulot est d’aider l’équipe et gagner des matches : le reste n’est pas important. Les critiques ? Je ne sais pas, je ne lis pas… Au début de ma carrière, je regardais un peu les commentaires sur internet, mais aujourd’hui plus. Il y a des choses qui m'ont fait mal, mais j’ai appris. On fait beaucoup de bruit sur rien : plus tu as de l'expérience dans ces trucs, moins tu vas regarder. (sic) Mon père m’a toujours dit positifs ou négatifs, les avis ne doivent pas te faire dévier de ton objectif C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai tout coupé… "

Sa personnalité. " Ici au club, ils vous ont dit que j’étais timide ? (Etonné) C’est vrai que je suis un peu réservé, mais surtout… je parle quand il faut parler : je ne parle pas pour ne rien dire. Mes partenaires me connaissent très bien et me prennent comme je suis. Et je les remercie car en effet, ce n’est pas toujours facile d’entrer dans ma tête… (clin d’œil) Mais je me sens bien dans ce vestiaire et c’est le plus important (Il marque une pause) Moi, vous savez, je suis quelqu’un qui pense très, très loin. Comment je peux m’améliorer, sportivement, physiquement, tactiquement, humainement : j’exploite chaque moment. Si j’ai bien fait de dribbler là... Si je n’aurais pas plutôt dû faire ça... Je pense beaucoup à mon foot… mais aussi à Dieu. Les gens n’ont peut-être pas cette image de moi, mais ce qui compte, c’est ce que pensent mes partenaires et les personnes avec qui je travaille chaque jour. Ma famille aussi. Pour le reste, chacun peut avoir son opinion, ça ne me dérange pas… "

" Je pense très, très loin… " © Belgaimage

NOAH DU TAC AU TAC

Le meilleur joueur avec qui il a joué. " J’hésite entre Julian Duranville, Mike Trésor et Kostas Karetsas. Allez, je vais dire Mike Trésor. "

Le meilleur joueur contre qui il a joué. " Il y en a beaucoup… Disons Hans Vanaken. "

Le meilleur joueur du monde. " Il y en a tellement. Le meilleur joueur de l’Histoire, je vais dire comme tout le monde : Lionel Messi. "

Le meilleur joueur de Belgique. " De l’Histoire ? Eden Hazard et KDB. "

Le meilleur joueur de Genk. " Difficile… A l’heure actuelle, le plus en forme c’est celui qui marque nos buts : Rafiu Durosinmi. Moi ? Je ne dirai jamais un truc pareil ! "

Son plus beau but. " À La Gantoise l’an passé (NDLA : lors des Play-Offs de la saison 2024-25, victoire de Genk 1-4) : je passe deux hommes et j’enroule lucarne. "

Son plus beau but… à venir. " Celui que je marquerai en Finale de Ligue des Champions… si j’en joue une un jour. Comment ? Peu importe. Un tapis ou une lucarne (sic), un but est un but... "

S’il pouvait change une chose dans le foot. " Le manque de place laissé à la créativité dans le foot actuel. "

" J’aimerais gagner le Ballon d’Or un jour… " © Belgaimage

" J’aimerais gagner le Ballon d’Or un jour… "

Noah Adedeji-Stenberg dans 5 ans. " Je suis loin et très haut dans un très grand club… si Dieu le veut ! Quel club ? Peu importe : j’aime tous les clubs. "

Le joueur qu’il rêve de rencontrer. " Celui qui, par sa magie, m’a donné la passion du foot et l’amour du ballon : Ronaldinho ! Et je lui demanderais à quoi ressemble sa vie de star et ce qui se passe dans sa tête. Ça doit être très compliqué, avec toutes les attentes du monde extérieur… "

Qui sera Champion de Belgique ? (Il réfléchit) " Pourquoi pas nous, Genk ? On a du retard au classement, mais il reste encore beaucoup de matches, non ? On joue combien de matches cette sison ? 30 ou 34 ? Je ne sais pas, je regarde match par match… (clin d’œil) Je vous répondrai à deux matches de la fin. "

Qui sera Ballon d'Or ? " Honnêtement, je n’n sais rien : je serai juste content pour le lauréat. Mes cinq favoris sont Kane, Yamal, Mbappé, Olise et Dembelé. Je n’ai aucune préférence, bravo au vainqueur. (Il marque une pause) Moi, j'aimerais aussi gagner le Ballon d’Or un jour… et on pourra refaire cet interview après (clin d’œil) Je ne suis pas le genre à perdre la boule : je reste Noah, je reste un humain, je suis un garçon très calme et j’ai la joie en moi. "

" Je ne suis pas un joueur qui pense, je suis un joueur qui joue " © Belgaimage

" Je ne suis pas un joueur qui pense, je suis un joueur qui joue "

La " spéciale " Noah. " Ma technique, je l’ai toujours eue. Je n’aime pas dire ça, car les gens vont croire que je me repose sur mon talent… alors que je travaille beaucoup ! Plus tu répètes tes gammes, plus tu essaies, plus tu te représentes en tête : à la fin, tu vois le geste… et ça marche. J’ai beaucoup bossé ma technique avec mon père et mon grand frère : viser la perfection dans ses gestes avec un but derrière, pas juste faire des gestes pour faire des gestes. Ce sont des trucs qu’il faut répéter chaque jour, en soignant le plaisir, l’amour du foot mais aussi l’efficacité. Du coup, ça ne ressemblait pas à du travail… et c’est devenu naturel. Du coup, en match, je fais des choses sans réfléchir, en inventant sur le moment. Je ne suis pas un joueur qui pense, je suis un joueur qui joue. (sic) En un contre un, tu laisses ton instinct agir. Un geste technique préféré ? Pas vraiment. (Il réfléchit) J’aime tous les gestes techniques… du moment, à nouveau, qu’ils ont une raison et un objectif derrière. J'utilise beaucoup le passement de jambes parce que mon père m'a toujours dit que c'est le geste le plus efficace car il marche toujours. Il y a le râteau façon Zidane, la croqueta d’Iniesta où il faisait double contact gauche-droite. Mais non, il n’y pas de ‘spéciale’ Noah. Du moins aujourd’hui. Peut-être dans le futur… " (clin d’œil)

Jouer contre-nature. " Sur le terrain, je recherche toujours la créativité et du plaisir. Mais je suis capable aussi de jouer contre-nature : ce sont parfois des moments plus difficiles, où je serai dans le dur, je ne vais pas le nier. Mais sur le terrain, je suis payé pour trouver des solutions : si l’option A ne marche, j’essaie la B. Sinon la C, puis la D. Et ainsi de suite. Même dans un match fermé, on peut trouver un espace pour créer une action, une bonne passe ou un écran pour un équipier. Genk est aussi un beau club qui donne sa chance aux jeunes pour s’exprimer, produire du jeu et prendre de l’expérience. Mais même si j’étais dans un club à l'ADN moins favorable à mon jeu, je trouverais des solutions pour sortir ma griffe et ramener du plaisir. J’ai toujours eu la passion du foot, mais je n’ai jamais eu de modèle. J'aimais bien regarder des joueurs, mais ce n'était pas dans l’idée de les imiter. J’ai toujours voulu tracer mon propre chemin. Bien sûr, j'ai toujours admiré Zidane, Ronaldinho, Neymar, R9 (NDLA : le Ronaldo brésilien) mais ça pouvait aussi être des Carles Puyol, pour leur mentalité ou la passion qu’ils mettaient dans leurs tacles. Pour moi, le foot n’a pas qu’une facette : tout le monde est son propre artiste et produit des choses magnifiques. Des défenseurs qui célèbrent leurs tacles, des milieux qui créent : des Puyol, des Pirlo, des Kaka, Oscar ou Coutinho, je les ai tous regardés. Tu peux apprendre de tout le monde. "

" Je reste ce gamin qui rêve de jouer au foot… " © Belgaimage

" Je reste ce gamin qui rêve de jouer au foot… "

Le milieu du foot pro. " Comme on dit en Anglais, ‘I'm blessed to be here’. Je fais un métier béni, et j’en suis parfaitement conscient. Après, c’est vrai que chez les jeunes on jouait plus pour le pur plaisir… alors que maintenant, tu joues pour quelque chose : de l’enjeu, de l’argent, etc. Mais cela fait aussi le beauté et diversité du football. Quand tu es jeune, tu veux devenir pro pour la passion et l’énergie que ce monde reflète. Et même s'il y a des choses autour pas toujours très jolies, au final tu es sur le terrain et tu fais chaque jour ce que tu aimes. Des choses moches, il y en a dans chaque milieu et dans chaque métier, non ? On ne peut pas tout contrôler mais moi, je prends du plaisir chaque fois que je monte sur le terrain et que je touche le ballon. Et ça, ça ne changera jamais. Alors bien sûr, à 21 ans, je suis déjà passé par beaucoup de choses mais au final, je reste ce gamin qui rêve de jouer au foot, avec ce côté fou et créatif. (sic) La suite, on verra : plus on vit, plus on apprend… "

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