Niger : le régime militaire dit "reprendre progressivement le contrôle" face aux soldats mutins
Publié le 29/08/2026 - 14:04 UTC+2•Mis à jour 14:19
Des coups de feu ont retenti dans plusieurs quartiers de Niamey, la capitale du Niger, durant la nuit de vendredi à samedi, sur fond d'informations faisant état d'une attaque contre le palais présidentiel.
La cause de ces tirs n'était pas immédiatement claire.
Bana Wagana Ibrahim, membre du Conseil consultatif du Niger, a publié samedi un communiqué déclarant : "Au vu des événements en cours, restons calmes et évitons de partager des informations non vérifiées".
Le communiqué ajoutait : "Nos forces de défense et de sécurité ont été mobilisées pour la défense de la patrie".
Il avait auparavant condamné ce qu'il a qualifié de "nouvelle attaque lâche" contre la base aérienne militaire 101, tout en assurant que la situation était "sous contrôle".
Il a écrit dans un message sur les réseaux sociaux : "Une fois de plus, nos forces de défense et de sécurité ont relevé le défi".
Parallèlement, une source sécuritaire a indiqué à l'agence de presse AFP que la garde présidentielle du Niger avait repoussé des "insurgés issus des forces armées" qui avaient tenté, samedi, de pénétrer dans le palais présidentiel à Niamey.
Des habitants ont également indiqué à l'AFP que la télévision publique du pays d'Afrique de l'Ouest avait cessé d'émettre samedi, avec un écran noir à la place des programmes habituels.
Un habitant a déclaré avoir entendu "des tirs nourris et des explosions" à la base 101. Plusieurs autres témoins ont corroboré ce récit.
Un autre résident a dit avoir entendu "des rafales de tirs" vers 7 heures, heure locale.
"Je suis allé acheter du crédit pour mon téléphone. J'ai vu un véhicule militaire qui se dirigeait vers la base et qui a dû faire demi-tour", a-t-il ajouté. "Les armes que nous entendons ne sont pas du genre que des terroristes à moto peuvent transporter. Les combats sont ininterrompus depuis la nuit dernière".
Une junte militaire dirige le Niger depuis trois ans, mais peine à faire face aux violences jihadistes.
Les jihadistes ont déjà pris pour cible l'aéroport de Niamey à deux reprises cette année. Le groupe État islamique au Sahel a attaqué en janvier, suivi en juin par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans.
Sources additionnelles • AFP