Niels Nkounkou livre ses premiers mots sous les couleurs de l’OGC Nice : « Le projet du club m’a convaincu »
Le projet du club. On m’a expliqué vouloir retrouver l’OGC Nice où il doit être. Je pense que la saison dernière, le club n’était pas à sa place. On est là pour changer les choses. On repart sur une nouvelle saison et de nouveaux objectifs. C’était intéressant pour moi. J’avais aussi l’envie de revenir dans le championnat français. J’ai beaucoup été à l’étranger, j’estimais qu’en tant que jeune joueur, changer de club tous les ans ou tous les deux ans, n’était pas une bonne chose. J’ai besoin aussi de me poser, de trouver de la stabilité. Les dirigeants niçois m’ont vite montré qu’ils me voulaient et qu’ils avaient confiance en mes qualités. Il y avait d’autres propositions, en France ou à l’étranger, mais pour toutes ces raisons, mon choix s’est porté sur Nice.
Même si je peux jouer où on me demande de jouer, j’ai une préférence au poste de piston. Je m’y suis « découvert » à Saint-Etienne (2022-2023). J’ai eu beaucoup de discussions avec le coach Battles à l’époque. C’était un peu compliqué dans une défense à 4, mais une fois qu’on a changé de système, j’ai été décisif dès le premier match et j’ai pu aider l’équipe. Toute la fin de saison, je me suis épanoui à ce poste-là (6 buts, 8 passes décisives en 20 apparitions).
« J’aime aider l’équipe, c’est le plus important avant de penser à soi »
Le but vous attire ?
J’aime aider l’équipe, c’est le plus important avant de penser à soi. Et après, si j’ai la possibilité de faire des passes décisives ou de marquer, je le ferai aussi.
Vous êtes prêt à jouer dès samedi ? (Face au Mans, à 20h45 à l’Allianz Riviera N.D.L.R.)
Je vais dire oui parce que j’ai l’envie de jouer. Après, ce sont des discussions avec le coach, le staff, mais en tout cas, au moment où on aura besoin de moi, j’essaierai d’être le plus prêt possible pour aider l’équipe. J’ai commencé la préparation avec Francfort, j’ai fait 3-4 matchs amicaux, ma prépa n’est pas totalement tronquée. Je me sens en forme physiquement et j’espère retrouver ma forme habituelle le plus tôt possible.
« Amitié est un mot trop faible, Elye fait partie de ma famille »
Elye Wahi est votre ami. Mais c’est rare l’amitié dans le foot, non ?
C’est rare, mais si je devais parler d’Elye, notre relation dépasse le cadre de l’amitié. On a créé beaucoup de liens déjà à l’Euro. C’est une personne formidable avec qui j’ai accroché dès le départ. Et on a toujours été en contact, même quand il était à Marseille, dans les bons ou les mauvais moments. J’ai toujours été là pour lui, comme il a toujours été là pour moi. Amitié est un mot trop faible, Elye fait partie de ma famille, comme je fais partie de la sienne.
Forcément vous avez une complicité sur le terrain aussi ?
Quand tu fais une saison et demie avec quelqu’un, c’est sûr qu’il y a des automatismes qui se créent. J’ai la chance de pouvoir le retrouver et j’essaierai de le servir au mieux pour qu’il puisse nous mettre des buts.
Vous connaissiez d’autres Niçois ?
J’ai côtoyé Morgan (Sanson) à Marseille, Sofiane (Diop) en sélection. Les retrouver tous, c’est un plaisir et j’espère qu’on pourra écrire de belles choses ensemble. A Marseille, j’avais fait deux reprises avec le groupe pro. Apprendre aux côtés de joueurs comme Morgan, c’était extraordinaire pour un jeune joueur. J’ai beaucoup appris, il m’a beaucoup tiré les oreilles quand ça n’allait pas. C’était un grand frère parmi tant d’autres pour nous, les jeunes joueurs. Le retrouver ici, c’est un plus pour moi. Il connaît mes qualités. Je sais qu’il va beaucoup m’aider et surtout bien m’intégrer au groupe.
Un modèle dans le foot ?
Marcelo. Il a révolutionné le poste de latéral gauche parce qu’il était beaucoup dans un jeu offensif, tout en étant bon aussi défensivement. Aujourd’hui, c’est tout ce qu’on demande à un piston.