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Mouvement lycéen et étudiant. À Strasbourg, la Ligue des droits humains, l'Oslib et des parents appellent au dialogue

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Aujourd’hui à 19:13 | mis à jour aujourd’hui à 19:25

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Manifestation pour les lycéens dans les rue de Strasbourg, le 6 octobre 2026. Photo Thomas Toussaint-Antal
Manifestation pour les lycéens dans les rue de Strasbourg, le 6 octobre 2026. Photo Thomas Toussaint-Antal

Maintien de l’ordre : la LDH et l’Oslib alertent

L’Observatoire strasbourgeois des libertés publiques (Oslib) dénonce, dans un rapport daté du 12 octobre, des pratiques policières « préoccupantes » recensées lors de la mobilisation du 6 octobre à Strasbourg. Ses deux équipes, présentes boulevard de la Victoire et dans le quartier des Quinze, rapportent des bousculades visant notamment des personnes filmant les interpellations, un usage répété de gaz lacrymogènes et des manœuvres de véhicules de police ayant, selon elles, mis en danger des personnes présentes.

L’observatoire indique que deux de ses membres ont également été bousculés à deux reprises. Il dénonce des entraves à la documentation des interventions et s’interroge sur la nécessité et la proportionnalité de l’usage de la force.

Dans un communiqué distinct, daté du 6 octobre, la section strasbourgeoise de la Ligue des droits humains (LDH appelle les autorités locales et préfectorales à privilégier « le dialogue et la désescalade », en soulignant la protection due aux mineurs. Les deux structures invitent les témoins ou victimes à documenter les faits.

L’Oslib recueille les témoignages à [email protected]

Mobilisation lycéenne : des parents appellent au dialogue

Des parents et proches de lycéens mobilisés soutiennent les revendications des jeunes dans un appel transmis le 13 octobre au recteur Olivier Klein par le psychiatre strasbourgeois Georges Yoram Federmann.

Les signataires se disent « profondément choqués » que la réponse aux demandes de moyens et d’amélioration des conditions d’études soit, selon eux, d’abord policière.
Ils jugent « totalement disproportionné » le déploiement de forces de l’ordre en tenue antiémeute. Tout en déplorant les dégradations commises en marge des rassemblements, ils dénoncent une répression « brutale, indiscriminée et arbitraire ».

Ils rapportent des témoignages de jeunes évoquant insultes, humiliations, violences physiques et gardes à vue qu’ils estiment abusives. Affirmant rejoindre les positions de la FCPE 67, les signataires demandent aux responsables institutionnels de protéger les jeunes et d’engager le dialogue sur leurs revendications : salubrité des locaux, mobilier, remplacement des enseignants et lourdeur des programmes. La pétition accompagnant cet appel est annoncée à plus de 3 000 signatures.

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