MotoGP : Casey Stoner tire à boulet blanc sur la discipline, la comparant qui pique avec la F1
Stoner ne mache pas ses mots sur la MotoGPCredit Photo - Icon Sport
Le 23/07/2026
Certains anciens champions restent des habitués du paddock bien après avoir raccroché le casque. Ce n'est plus vraiment le cas de Casey Stoner, qui préfère aujourd'hui la franchise.
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Des propos recueillis récemment par le site italien GPOne et relayés par Paddock-gp en disent long, à la fois sur les mutations du championnat et sur la personnalité d'un homme qui a toujours privilégié la sincérité aux concessions de façade.
Le tableau semblait pourtant idéal lors de la dernière World Ducati Week : Marc Márquez, Pecco Bagnaia et Casey Stoner réunis côte à côte sous la bannière du constructeur de Borgo Panigale. Bagnaia n'avait pas manqué de remercier publiquement l'Australien pour son aide, vantant sa capacité à repérer des éléments qui échappent parfois même aux pilotes en activité. Le team manager Davide Tardozzi s'était lui aussi montré très élogieux envers l'ancien pilote de la marque. Mais au-delà de cette image lisse et des photos de circonstance, le ressenti de Stoner est bien plus mitigé. Il reconnaît s'être fortement impliqué dans ce type de démarche, sans toujours obtenir la reconnaissance espérée, comme si ce genre de contribution ne débouchait jamais sur une réelle satisfaction personnelle. S'il dit avoir été touché par les remerciements de Bagnaia et avoir agi dans une seule optique d'aide désintéressée, il prévient qu'il ne renouvellera plus ce type de geste sans condition.
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Une expertise qui ne se donnera plus
Ducati, mais aussi Honda à certains moments de sa carrière : plusieurs constructeurs ont, par le passé, fait appel au regard technique de Casey Stoner. Sa conclusion aujourd'hui est sans appel : il ne mettra plus ses connaissances à disposition gratuitement. Il justifie cette position en expliquant avoir trop souvent été sollicité par des interlocuteurs qui le connaissaient bien, avant d'être mis de côté une fois son aide obtenue. Il n'exclut pas de recommencer un jour, mais uniquement dans un cadre où sa contribution serait reconnue à sa juste valeur.
Ces mots peuvent aisément se lire comme une critique plus globale du fonctionnement du paddock moderne, où certaines figures historiques semblent parfois mises en avant ponctuellement, avant d'être oubliées dès que les caméras s'éteignent. Le constat reste identique lorsqu'il évoque un possible accompagnement de jeunes pilotes australiens. Il dépeint un milieu moto en grande difficulté dans son pays, miné par l'absence quasi totale de moyens financiers. Il ajoute ne plus vouloir sacrifier son temps ni son énergie pour des causes incertaines, préférant se consacrer à sa famille, après les nombreux sacrifices déjà imposés par sa carrière de pilote.
Phillip Island, la nostalgie d'un circuit à part
C'est sans doute en parlant du possible retrait de Phillip Island du calendrier MotoGP que Casey Stoner laisse transparaître le plus d'émotion. Il y voit une décision triste, révélatrice selon lui de la trajectoire actuelle du championnat, qu'il juge de plus en plus éloigné de l'idée de course pure qu'il a toujours défendue. Il perçoit dans cet abandon un signal bien plus large des mutations traversées par le MotoGP, se montrant tout particulièrement sévère envers l'évolution technique de la catégorie. Selon lui, la discipline reproduit aujourd'hui les mêmes travers que la Formule 1, avec une aérodynamique de plus en plus envahissante et une accumulation d'équipements qu'il juge dispensables sur les motos.
Stoner fait partie de cette génération de pilotes convaincus que la magie du MotoGP tenait justement à son équilibre entre technologie maîtrisée et talent pur du pilote, une vision que partagent aujourd'hui plusieurs pilotes en activité, dont Marc Márquez au sujet des futures machines de 850 cm3.
Il se montre tout aussi sceptique face aux projets de Grand Prix urbain envisagés en Australie, doutant qu'un tracé de ce type puisse un jour garantir une sécurité suffisante, citant la lourde chute de Marco Bezzecchi à Assen comme illustration des risques encourus.
Pour lui, Phillip Island représentait l'archétype même du circuit MotoGP idéal, entre son cadre spectaculaire et des courses toujours placées parmi les meilleures de chaque saison, l'accès parfois difficile au site participant même, à ses yeux, à son charme particulier. Sa disparition prochaine du calendrier le touche profondément. Ces confidences en disent finalement peut-être davantage sur Casey Stoner lui-même que sur le MotoGP en tant que tel. L'Australien continue de porter une certaine vision de la course moto, faite de moins de calculs, de moins de gadgets techniques, et de davantage de considération pour ceux qui ont bâti ce sport. Il refuse désormais d'endosser le rôle de légende que l'on convoque à volonté, estimant avoir trop longtemps sous-évalué la valeur de son temps et de son expérience.
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Des propos recueillis récemment par le site italien GPOne et relayés par Paddock-gp en disent long, à la fois sur les mutations du championnat et sur la personnalité d'un homme qui a toujours privilégié la sincérité aux concessions de façade. Le tableau semblait pourtant idéal lors de la dernière World Ducati Week : Marc Márquez, Pecco Bagnaia et Casey Stoner réunis côte à côte sous la bannière du constructeur de Borgo Panigale.
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