Montréal : des coyotes, renards et ratons laveurs s’approchent des villes, les habitants inquiets : « Il y en avait un encore dans le jardin hier soir »
Montréal : des coyotes, renards et ratons laveurs s’approchent des villes, les habitants inquiets : « Il y en avait un encore dans le jardin hier soir »
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La coexistence des Montréalais avec des coyotes, des renards et des ratons laveurs, est de plus en plus difficile.
Un soir d’été, alors que des Montréalais dégustaient un « Pêché mortel », cet étrange café de la brasserie Dieu du ciel, un raton laveur est sorti d’une poubelle pour se réfugier dans un conifère. L’animal – les ratons laveurs sont curieux – a fixé ses vis-à-vis de ses gros yeux, non sans les inquiéter.
« Rage du raton laveur, toute la région est à risque », titrait récemment Le journal de Montréal. Car le procyon lotor, c’est son nom scientifique, est souvent enragé, en tout cas au Québec. Comme des chats montréalais, mordus par des ratons laveurs, deviennent à leur tour porteurs de la rage, les autorités invitent les Québécois à vacciner leurs animaux domestiques. Les municipalités avoisinantes ont également entamé de larges campagnes de vaccination sur des ratons laveurs. Ils seraient plusieurs centaines sur l’île de Montréal.
Renards, mouffettes et coyotes
Au-delà de la psychose du moment, ces bêtes sauvages se rapprochent de plus en plus des villes. Et les ratons laveurs ne sont pas les seuls hôtes à s’approprier les parcs, mais aussi le centre-ville de la métropole de quatre millions d’habitants. Outre les terribles mouffettes (putois en Québécois), dont les sécrétions sont pestilentielles, les renards roux envahissent le soir les jardins. « Il y en avait un encore dans le jardin hier soir, alors que nous nous situons à trois stations de métro du centre-ville », confie une habitante. Et c’est sans compter les coyotes, plus ou moins de la taille d’un chien-loup.
Même si la ville de Montréal a mis en place depuis 2018 la ligne téléphonique Info Coyote, les spécialistes ont recensé, depuis lors, une trentaine de morsures contre des humains. Ils ne sont pas les seuls victimes. La chaîne TVA s’est fait l’écho du drame qu’a vécu la Montréalaise, Francine Paulin, qui, un soir d’été, promenait son chihuahua, Quickie, lorsqu’un coyote a surgi de nulle part, emportant le petit chien dans sa gueule pour le dévorer tout cru. « Lorsqu’il est parti avec, j’ai su que c’était fini. Je me sens comme une mère qui a mal protégé son enfant », a expliqué Francine Paulin à la télévision.
« Éviter les conflits »
Malgré de nombreux avertissements, notamment avec la mise en place de panneaux dans les parcs recommandant aux promeneurs que leurs animaux domestiques ne fréquentent pas tel secteur « afin d’éviter les conflits », toutes les tentatives pour éloigner les bêtes sauvages de Montréal sont demeurées infructueuses.
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Paradoxalement, c’est dans le fleuve Saint-Laurent, dont l’eau est salée jusqu’à Québec, où l’on compte plus d’une douzaine d’espèces de requins et où on pourrait craindre des scénarios du type Les dents de la mer, que l’on trouve le moins d’incidents. À moins que l’augmentation du nombre de requins blancs que les chercheurs ont repéré dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent cet été ne change la donne dans le futur.
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