Mondiaux de cyclisme : « On est prêts à sauter sur la glace »
Après quatre années de préparation, les organisateurs des Championnats du monde de cyclisme sur route de Montréal ont officiellement lancé vendredi l'événement dont ils espèrent des retombées touristiques comparables à celles de la formule 1.
Près de 500 000 spectateurs sont attendus aux abords des parcours pendant les mondiaux, qui se dérouleront dans les rues de la grande région de Montréal. À ceux-ci devraient s’ajouter, selon les organisateurs, quelque 250 millions de téléspectateurs à travers le monde.
L’événement est présenté par Montréal comme le plus important rendez-vous sportif dans la ville depuis les Jeux olympiques de 1976.
Environ 150 000 nuitées d'hôtel ont déjà été réservées pour la durée des compétitions. C'est au-delà des objectifs initialement établis avec Tourisme Montréal.
La métropole compte environ 24 000 chambres d’hôtel et Tourisme Montréal prévoit un taux d’occupation avoisinant les 92 % pendant une semaine.
On va battre les records, et on va les battre de beaucoup, a affirmé vendredi le président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière, qui prévoit un mois de septembre record en matière de revenus touristiques.
Les retombées touristiques sont pour l’instant estimées entre 125 et 150 millions de dollars, des statistiques comparables à celles du Grand Prix de F1 du Canada.

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Au cœur de la ville
Contrairement à plusieurs grands événements sportifs, les Championnats du monde ne seront pas confinés à un stade ou à une enceinte. Les différentes épreuves emprunteront directement les rues de Montréal et de sa région et pourront être suivies gratuitement le long des parcours.
Une particularité qui représente à la fois l’un des principaux attraits de l’événement et l’un de ses défis logistiques.
Le cyclisme, ça se déroule sur des rues et pas dans un stade. Ces routes nous sont prêtées par les municipalités et par les villes. Mais elles nous sont aussi octroyées par les usagers de tous les jours qui vont devoir faire un effort de déplacement, a souligné le directeur général de Montréal 2026, Joseph Limare.
Mais d’un autre côté, oui, c’est invitant. Il n’y a qu’à ouvrir la fenêtre et vous avez des Championnats du monde qui passent devant votre porte. Quand est-ce que, juste en ouvrant la fenêtre, je peux voir un match de la Ligue nationale?
Limare, qui dirige également les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, estime que l'organisation des mondiaux représente un changement d'échelle considérable par rapport aux courses annuelles déjà organisées dans la métropole.
C’est un cran au-dessus, a-t-il résumé.
Le président de Montréal 2026, Sébastien Arsenault, a pour sa part décrit vendredi une organisation fébrile à l'approche du début des compétitions, au terme de quatre années de préparation. Comme on dit en bon québécois, on est prêts à sauter sur la glace, a-t-il lancé.
Les organisateurs devront toutefois composer avec les répercussions importantes de l'événement sur les déplacements. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, avait d'ailleurs prévenu les Montréalais au cours des dernières semaines de se préparer aux nombreuses entraves à la circulation.
Pour les organisateurs, le défi sera maintenant de faire cohabiter pendant les mondiaux les centaines de milliers de visiteurs attendus et les déplacements quotidiens des Montréalais, tout en profitant d’une incroyable vitrine internationale.
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