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Monaco recale encore le PSG, le dossier Akliouche vire au bras de fer - Sport.fr

L’AS Monaco a repoussé une nouvelle offre de 45 millions d’euros du Paris Saint-Germain pour Maghnes Akliouche. Le club princier ne bougera pas de ses exigences. Et Liverpool, tapi dans l’ombre, guette la moindre faille.

Cinq millions d’euros. C’est, à la louche, tout ce qui sépare aujourd’hui le Paris Saint-Germain de sa priorité offensive de l’été. Une paille, au regard des budgets de la capitale. Un gouffre, apparemment, au regard de la fermeté monégasque.

Selon les informations de L’Équipe, les dirigeants parisiens ont transmis ces derniers jours une proposition formelle de 45 millions d’euros à l’AS Monaco pour Maghnes Akliouche. Réponse du Rocher : non. Encore non. Le club de la Principauté réclame depuis le mois de juin une indemnité de 50 millions et n’a pas dévié d’un pouce, estimant que son international français — dix sélections, contrat courant jusqu’en juin 2028 — vaut largement cette somme.

Trois refus, peut-être quatre

Le décompte exact prête à discussion. Trois offres parisiennes repoussées, selon certains. Quatre, selon d’autres, qui évoquaient déjà une nouvelle salve en provenance de Poissy depuis la fin de la semaine dernière. Le flou persiste, mais le fond, lui, ne change pas : Paris négocie à la baisse, Monaco refuse de brader.

Thiago Scuro avait pourtant prévenu, et sans détour. Le directeur général monégasque avait posé le cadre dès l’ouverture du marché : aucun cadre ne partirait sans une proposition jugée conforme à sa valeur réelle. Le PSG en fait aujourd’hui l’expérience, semaine après semaine.

Ce qui rend la situation plus frustrante encore côté parisien, c’est que le plus dur semblait fait. L’accord personnel entre le joueur et le club de la capitale est acquis depuis le début du mois de juillet. Akliouche a fait savoir qu’il ne voulait que Paris — et rien d’autre. Le vestiaire, dit-on, apprécie déjà l’état d’esprit du garçon. Reste l’essentiel. Ou plutôt : reste le seul point qui coince vraiment, la ligne comptable.

Liverpool observe, patiemment

Car il y a un troisième larron dans cette affaire. Liverpool suit le dossier de près et pourrait intensifier ses efforts si Paris et Monaco venaient à s’enliser durablement. Les Reds savent que l’international français a donné sa préférence à la capitale française, mais un dossier qui traîne finit parfois par se retourner. Personne, à Doha comme à Monaco, ne peut totalement l’exclure.

Sur le plan sportif, l’insistance parisienne se comprend. Auteur de sept buts et onze passes décisives toutes compétitions confondues la saison passée, titulaire lors de 42 de ses 43 apparitions, le natif de Tremblay-en-France coche à peu près toutes les cases : profil français, âge idéal, polyvalence entre l’aile et l’entrejeu. Il est surtout identifié comme le successeur naturel de Lee Kang-in, annoncé du côté de l’Atlético de Madrid.

Alors on continue de discuter. Les deux clubs n’ont rompu aucun contact, et le transfert n’est pas mort, loin de là. Mais à un mois de la clôture du marché, le feuilleton s’étire — et à Paris, la patience commence sérieusement à ressembler à de l’agacement.