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Mobilisations en cascade : "Casserolades" vendredi, acte III samedi, et appel à la grève le 5 novembre sont déjà programmés

Après une deuxième journée d’action qui a été marquée par un climat relativement apaisée par rapport au 17 octobre, d’autres actions se préparent déjà pour les jours à venir. Florilège.

Après la journée de mobilisation contre la vie chère de samedi dernier qui n’a jamais approché la dimension chaotique de la précédente du 17 octobre, malgré quelques débordements et perturbations au moment des dispersions de cortèges, l’heure était au bilan dimanche matin.

Effectué par le ministère de l’Intérieur, qui annonçait que les manifestations de samedi (auxquelles ont participé, selon les sources, entre 410 000 et 800 000 personnes) ont donné lieu à 1 314 interpellations et 75 interventions pour des incendies.

Des enquêtes ouvertes

Le ministère a également confirmé que "plusieurs enquêtes ont été ouvertes" (mais sans donner d’informations supplémentaires), et que la nuit avait été "calme".

Après l’Acte II de ce 24 octobre, les “gilets jaunes” ont déjà dévoilé des éléments de la poursuite de leur mobilisation.
Le mouvement appelle ainsi à des "casserolades" pour le vendredi 30 octobre devant l’Assemblée nationale et les permanences parlementaires, avant de fixer une nouvelle journée de rassemblements, partout en France, au samedi 31 octobre.

Quant aux centrales syndicales, elles donnent, elles, rendez-vous au jeudi 5 novembre.

Un appel à la grève pour le 5 novembre

"L’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais", avait assuré la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, mercredi dernier, en évoquant cette date du 5 novembre. "Le rendez-vous de mobilisation, c’est le 5 novembre", avait renchéri la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon.
Une journée de contestation sociale organisée donc à l’appel de la CGT et de la CFDT, mais également de FO, de l’Unsa et de la FSU.

Dans un communiqué commun, ces syndicats ont appelé "l’ensemble des salariés du public comme du privé, des jeunes et des retraités" à la grève et à la mobilisation, "pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie".

Ailleurs en Europe

Ailleurs en Europe, de nombreuses actions, pour des revendications diverses, avaient été également engagées ce samedi. À Milan, dans une configuration un peu similaire à Paris, la manifestation n’a pas dégénéré comme la semaine passée. Samedi, des cortèges ont également défilé à Madrid (25 000 personnes environ, sans heurts) ou à Lisbonne (contre l’augmentation des loyers), en Albanie (avec des canons à eau utilisés contre des lycéens et des étudiants) ou en Belgique (avec des gaz lacrymogène employés contre des étudiants).