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Mobilisation sociale : la CGT appelle à la grève à partir du 5 novembre - ICI

Publié le mercredi 21 octobre 2026 à 13h43 Mis à jour le mercredi 21 octobre 2026 à 14h31

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé mercredi, à l'issue d'une réunion à Matignon, que le Premier ministre n'avait annoncé "aucune mesure" pour répondre aux revendications des travailleurs et lycéens et elle a appelé à un "nouveau cap" dans la mobilisation.

À l'issue d'une réunion à Matignon, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a appelé ce mercredi à "la mobilisation générale la plus large possible" le 5 novembre, appelant "à franchir un nouveau cap dans les mobilisations". "La grève doit prendre le relais" à partir du 5 novembre, à l'occasion d'une journée de manifestation et de grève annoncée début octobre par une intersyndicale.

Selon la secrétaire générale de la CGT, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a annoncé "aucune mesure" pour répondre aux revendications des travailleurs et lycéens. "Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications", a déclaré Sophie Binet, à l'issue d'une réunion d'environ 2h30. "Quand les travailleurs et les travailleuses s'arrêtent, le pays s'arrête, l'économie est bloquée, et ça permettra qu'enfin nos revendications soient entendues", anticipe la secrétaire générale de la CGT.

Samedi 24 octobre, la CGT sera présente dans la rue "pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser (...)", a-t-elle également annoncé. Certains organisateurs de la journée de mobilisation du 17 octobre ont appelé à un "acte II" ce jour-là, déclarant notamment une manifestation à Paris.

Le gouvernement "pas vraiment dans le tempo"

Pour la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, "le rendez-vous de mobilisation, c'est le 5 novembre et d'ici là, il est impératif qu'il y ait des réponses sociales à ces attentes de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses qui attendent depuis (...) de nombreuses années, une reconnaissance". "Quand on leur dit qu'il y a déjà une colère qui monte, il y a besoin d'apporter des réponses, c'est dès aujourd'hui qu'il faut pouvoir y répondre sur la question des salaires, sur la question des rémunérations des fonctionnaires (...)", a-t-elle insisté, trouvant "le gouvernement pas vraiment dans le tempo".

Le président de la CFTC Cyril Chabanier a également jugé la réunion "très décevante" mais souligné que le gouvernement avait "ouvert la porte à ce qu'il y ait une discussion autour du Smic". "La meilleure façon pour calmer les manifestations, c'est d'avoir des premières mesures qui font tomber la colère, et ça, aujourd'hui, on ne l'a pas", a-t-il constaté.

Côté Éducation nationale, la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, a dit sortir de la réunion "avec un calendrier et une méthode", notamment la date de lundi pour une réunion "sur la base des remontées sur la plateforme" de concertation ouverte pour les lycéens. "Au bout de quatre semaines de mobilisation, c'est quand même très en dessous de ce qu'on peut attendre. Ça veut dire qu'aujourd'hui, le gouvernement n'est toujours pas en mesure d'apporter des réponses concrètes à la fois aux lycéens et au personnel", a déploré Sophie Vénétitay, estimant que "ce gouvernement a trois trains de retard".

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