Meurtre d’Ann Widdecombe : la figure pro-Brexit de 78 ans victime d’une "attaque ciblée", un suspect de 28 ans arrêté par la police antiterroriste
l'essentiel La police antiterroriste britannique, chargée de l’enquête concernant le meurtre d’Ann Widdecombe, a déclaré mardi 14 juillet que la femme politique britannique avait été victime d’une "attaque ciblée".
Le meurtre d’Ann Widdecombe, figure de la droite conservatrice au Royaume-Uni retrouvée morte jeudi à son domicile, était une "attaque ciblée", a déclaré mardi 14 juillet le chef de la police antiterroriste britannique. Âgée de 78 ans, elle était une porte-parole du parti anti-immigration Reform UK et une ancienne députée conservatrice, fervente défenseure du Brexit.
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"Des blessures graves"
Son corps portait "des blessures graves" quand il a été découvert à Haytor, dans le Devon (Angleterre), selon la police, citée par l’AFP. "L’enquête étant en cours, je ne peux pas donner beaucoup de détails. Il est toutefois clair qu’il s’agissait d’une attaque ciblée", a déclaré lors d’une conférence de presse le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor. Avant d’ajouter : "Nous continuons à chercher à déterminer l’ampleur de la planification ou de la préparation éventuelle, ainsi que les motivations derrière cette attaque."
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Un suspect de 28 ans interpellé
Un homme de 28 ans, un "ressortissant britannique blanc", a été interpellé samedi soir dans le nord de l’Angleterre. Il est soupçonné de meurtre et d’avoir commis, préparé ou incité à commettre des actes de terrorisme. La police a obtenu la prolongation de sa détention, qui peut durer jusqu’à sept jours dans le cadre de la législation sur le terrorisme.
Devant le Parlement, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a souligné lundi 13 juillet que son meurtre "soulevait des questions quant à la sécurité des personnalités publiques". La politique est "une vocation pour nous mais elle ne devrait pas être dangereuse", a-t-elle déclaré.