Mercato PSG : à quoi vont servir les 100 millions des ventes ?
Antoine Clérat Publié le 19/07/2026 07h16

Les ventes de Gonçalo Ramos et Kang-in Lee offrent au PSG plus de 100 M€. Une somme déjà promise à deux renforts offensifs.
Le PSG a donné une direction précise à son mercato estival. Après le transfert de Gonçalo Ramos à l’AC Milan, évalué autour de 74 millions d’euros, le départ attendu de Kang-in Lee vers l’Atlético de Madrid devrait porter les recettes parisiennes au-delà des 100 millions. Une somme spectaculaire, mais qui ne restera pas longtemps dans les caisses : elle doit principalement servir à renouveler un secteur offensif amputé de deux éléments importants de sa rotation.
Akliouche, la première destination des 100 millions
Maghnes Akliouche apparaît comme le premier bénéficiaire de cette enveloppe. Le PSG dispose d’un accord avec l’international français autour d’un contrat de cinq ans et tente désormais de convaincre l’AS Monaco. Le club de la Principauté attend au moins 50 millions d’euros, après avoir repoussé une première proposition parisienne estimée à 35 millions. Son profil polyvalent, capable d’évoluer sur un côté ou entre les lignes, correspond à la recherche de Luis Enrique : ajouter de la créativité sans bouleverser le collectif.
La seconde priorité se nomme Yan Diomandé. L’ailier ivoirien de 19 ans aurait également donné sa préférence au PSG, mais le RB Leipzig réclame plus de 100 millions d’euros. À lui seul, ce dossier pourrait donc absorber l’intégralité des revenus générés par Ramos et Lee. Paris devra négocier, étaler les paiements ou mobiliser de nouvelles ventes pour réunir Akliouche et Diomandé dans le même effectif.
Une enveloppe insuffisante pour les deux priorités
Les 100 millions ne représentent donc pas une cagnotte destinée à financer un seul coup retentissant, mais le socle d’une opération de renouvellement. Ramos et Lee occupaient des rôles différents, tandis qu’Akliouche et Diomandé offriraient davantage de percussion, de mobilité et de capacité à éliminer. L’arrivée attendue de Lucas Digne, opération beaucoup moins coûteuse, compléterait ce chantier sans déséquilibrer fortement le budget parisien.
Le PSG peut encore augmenter ses ressources grâce aux dossiers Randal Kolo Muani, Ibrahim Mbaye ou, dans un scénario plus incertain, Bradley Barcola. Mais sa stratégie est déjà lisible : vendre à bon prix des joueurs devenus secondaires afin de financer des profils plus jeunes et mieux adaptés au football de Luis Enrique. Les 100 millions récoltés ne constituent ainsi qu’un point de départ. Leur véritable utilité sera mesurée à la capacité de Paris à conclure ses deux priorités sans retomber dans la surenchère.