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Maux de ventre, vomissements : après la détection d’une bactérie, l’eau du robinet interdite à la consommation dans cette commune du haut Var

Depuis quelques jours, certains consommateurs d’eau du robinet de la commune de Rians se plaignaient de maux de ventre, voire de vomissements.

Le retour du prélèvement réalisé par l’Agence régionale de santé (ARS) samedi 12 septembre 2026 a confirmé les doutes : l’eau est impropre à la consommation.

Un avis de restriction a été émis par la municipalité mardi 15 septembre, dans la soirée. Et ça va durer jusqu’à vendredi.

« Un nouveau prélèvement a été réalisé ce mercredi 16 septembre », informe Aqualter, le délégataire de service public chargé d’assurer la gestion, la production et la distribution d’eau potable sur la commune de Rians.

Les résultats de la culture bactériologique ne seront connus que 48 heures plus tard, ce qui conduit à espérer un retour à la normale en fin de semaine.

Des usagers incommodés après la consommation d’eau

« Il s’agit d’une mesure de précaution », indique l’entreprise.

Une précaution nécessaire à la lecture des différents témoignages, faisant état de symptômes proches d’une gastro-entérite.

« Nous avons aussitôt prévenu les usagers, par SMS ou par mail », complète Aqualter.

Un message qui visiblement n’a pas été reçu par tout le monde, provoquant parfois un sentiment de colère chez les administrés.

Deux Canadairs arrivent depuis la Corse pour lutter contre les flammes.

Ces derniers bénéficient depuis mardi d’une distribution de bouteilles d’eau, à la salle des fêtes de la commune.

« Nous avons un stock disponible en cas de crise, explique le délégataire de service public. C’est réglementé, encadré par un processus rodé : deux bouteilles par personne et par jour. » En tout, environ 16.000 bouteilles soit 25.000 litres seront distribués par Aqualter.

Certains consommateurs ont toutefois opté pour la moyenne surface, prise d’assaut mardi soir.

Au magasin Carrefour, pour répondre à la demande, une commande exceptionnelle d’eau minérale a été faite, et les rayons, à sec mercredi matin, devraient à nouveau être alimentés.

Ce qui devrait éviter les scènes « chaotiques » entrevues ces derniers jours.

L’usage alimentaire de l’eau proscrit

Pour répondre à la crise, outre la distribution d’eau, Aqualter a également procédé à des mesures sanitaires d’urgence.

« Nous avons vidé les réservoirs pour les désinfecter, et avons augmenté le taux de chloration de l’eau. »

Pour rappel, le chlore a vocation à protéger l’eau potable sur son parcours jusqu’au robinet.

« La pollution a été détectée en toute fin de parcours », rapporte le délégataire, ce qui enjoint à l’optimisme sur un retour à la normale vendredi.

À noter que la restriction ne concerne que les usages alimentaires de l’eau. À savoir : boire ; préparer les repas et les boissons ; laver les aliments consommés crus ; préparer les biberons ; se brosser les dents ; fabriquer des glaçons.

« Il n’y a aucune restriction pour les autres usages (toilettes, nettoyage des sols, douche, lavage du linge, etc.) », affirme la municipalité dans son post Facebook.

Distribution à la salle des fêtes dans la journée et le soir

Le magasin Carrefour a été pris d’assaut mardi soir. Les rayons sont de nouveaux alimentés après une commande exceptionnelle.
Le magasin Carrefour a été pris d’assaut mardi soir. Les rayons sont de nouveaux alimentés après une commande exceptionnelle.
Photo Jean François Ottonello

« Tout le monde s’est mis en ordre de bataille », lance pour sa part Nicolas Brémond, le maire. « Nous avons éliminé les eaux provenant de robinet, dans des gourdes à la crèche ou à la maison de retraite par exemple. »

La mairie a également mobilisé son propre stock de bouteilles « réservées pour le CCFF » : environ trois palettes pour une distribution « assurée par les élus, aidés par de nombreux bénévoles ».

En outre, les structures qui accueillent du public ont également été alimentées : centre aéré, accueils périscolaires, etc.

Pour Nicolas Brémond, qui espère un rapide retour à la normale, la situation est sous contrôle : « Nous avons répondu à la crise, et c’est désormais fluide. Des distributions auprès de personnes isolées ont été menées, et nous allons assurer une distribution le soir, pour les personnes qui travaillent en dehors de Rians. »

Le premier magistrat reste mobilisé « tant que la potabilité de l’eau ne sera pas assurée par l’ARS ».

« On constate tout de même que des élans de solidarité existent encore : un administré a récupéré une palette pour distribuer de l’eau dans tout son quartier, au Pont du sauvage. »

Ce qui ne coulait pas forcément de source !