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Un documentaire « psychédélique » sur Brian Mulroney au TIFF

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Le cinéaste d'origine manitobaine et Montréalais d'adoption Matthew Rankin, auteur du film primé Une langue universelle, présentera au Festival international du film de Toronto (TIFF) un documentaire qualifié de « psychédélique » sur le 18e premier ministre du Canada, Brian Mulroney.

Le long métrage réalisé à l’Office national du film (ONF), intitulé Mesdames et messieurs, Brian Mulroney, sera présenté en première mondiale dans la section « Midnight Madness » du TIFF, consacrée aux films de genre. Le festival se tiendra du 10 au 20 septembre à Toronto.

Rappelons que le film Une langue universelle (2024), deuxième long métrage du cinéaste établi à Montréal depuis des années, a remporté plusieurs récompenses, dont huit prix Iris au Gala Québec Cinéma, le prix du public à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, ainsi que celui du meilleur long métrage canadien, remis par l'Association des critiques de films de Toronto (TFCA).

Le film avait également été choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, sans se rendre à la sélection finale.

Matthew Rankin devant un projecteur lumineux.

Le cinéaste canadien Matthew Rankin (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / MARCO CAMPANOZZI

Une vision hallucinée de l’ascension de Brian Mulroney

Puisant dans quelque 80 000 segments d’archives, le cinéaste né à Winnipeg a composé un collage maximaliste qui transmet une vision hallucinée et kaléidoscopique de l’ascension de Brian Mulroney, surnommé « le p’tit gars de Baie-Comeau », explique l’ONF dans un communiqué.

Le documentaire examine l’évolution du conservatisme au fil du temps à travers un prisme canadien, a expliqué Peter Kuplowsky, programmateur de la section « Midnight Madness » au TIFF.

Il a décrit le film comme une vision alternative de l’ascension de M. Mulroney, dans un contexte qui le confronte à des images d’époque issues de médias canadiens, notamment l’émission Téléfrançais de TVO et la série pour enfants The Hilarious House of Frightenstein.

J’ai décrit [le film] comme une sorte de documentaire d’Adam Curtis s’il faisait une surdose de Minutes du patrimoine canadien, a déclaré M. Kuplowsky.

Une sélection variée, des yakuzas aux vampires

Au-delà de ce documentaire, la section « Midnight Madness » présentera un peu de tout, selon le programmateur. Je ne veux pas programmer dix films d’affilée qui donnent tous l’impression d’offrir le même type d’expérience, a-t-il déclaré lors d’une récente visioconférence.

C’est pourquoi j’adore passer d’un film d’horreur classique à un documentaire expérimental, puis à des films policiers sur les yakuzas, à des films de vampires mêlant des arts martiaux, pour finir par une guerre interstellaire… J’apprécie vraiment cette diversité et cette variété, a-t-il ajouté.

Le programme, dont tous les films sont projetés en première à minuit, s’ouvrira sur le film d’horreur River, que Peter Kuplowsky décrit comme un slasher à la John Carpenter.

Le premier long métrage de Joshua Giuliano suit un trio de frères et de sœurs bloqué sur un bateau dans une rivière de campagne, alors qu’ils sont traqués par un tueur masqué.

La suite d’un film culte

M. Kuplowsky a également vanté la suite très attendue de la réalisatrice Anna Biller au film culte The Love Witch, sorti en 2016. Elle présentera au festival son hommage aux films classiques en Technicolor, The Face of Horror.

Le film de clôture de la sélection est Rogue Trooper, une adaptation de ce que M. Kuplowsky qualifie de l’une des bandes dessinées cultes les plus influentes de tous les temps.

Le réalisateur Duncan Jones s’inspire d’une bande dessinée parue en 1981 dans l’anthologie britannique 2000 AD, et M. Kuplowsky a déclaré que le film s’imprègne véritablement de cette sensibilité britannique. Il s’agit d’une adaptation très authentique et fidèle de ces bandes dessinées, a-t-il fait valoir.

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Avec les informations de La Presse canadienne