Mathieu Van der Poel et Thomas Pidcock s'invitent aux Championnats du monde de VTT, l'un pour aller chercher le seul titre qui lui manque, l'autre pour tenter le doublé
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Mathieu Van der Poel et Thomas Pidcock s'invitent aux Championnats du monde de VTT, l'un pour aller chercher le seul titre qui lui manque, l'autre pour tenter le doublé

Mathieu Van der Poel (à gauche) et Thomas Pidcock. (Mateo Sgambato, Alexis Boichard/Zoom/Presse Sports)
Le Britannique Thomas Pidcock et le Néerlandais Mathieu Van der Poel s'alignent également aux Championnats du monde (dimanche, 15h15, à voir sur la chaîne L'Équipe à partir de 13 heures) à Val di Sole, en Italie. L'un pour un nouveau titre, l'autre à la poursuite de son rêve de titre mondial dans sa discipline chérie malgré ses limites.
Benoît Furic publié le 30 août 2026 à 06h06 mis à jour le 30 août 2026 à 08h59
Comme en 2023 à Glasgow (Écosse) et l'année passée à Crans-Montana (Suisse), Mathieu Van der Poel va se frotter à la quête du seul titre mondial qui lui manque encore, celui de cross-country. En Suisse, le Néerlandais avait buté sur la réalité annoncée de ses limites dans la discipline, car à l'époque trop peu dédié à l'exercice depuis 2019. « C'est un sport avec des qualités qui sont transférables sur certains points, mais le pédalage VTT, ce n'est quand même pas pareil. La technique, à un moment, il faut l'avoir », glisse Maxime Marotte, manager de l'équipe Origine.
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L'année dernière, Thomas Pidcock avait préféré la Vuelta. Le champion du monde 2023, même s'il s'est dit fatigué après son Tour de France, est de retour, avec cette folle capacité à remonter ses adversaires (« Les gens croient qu'il ne fait pas de VTT à côté, mais c'est complètement faux. Je l'ai déjà croisé plusieurs fois à Gérone en plein hiver, sur un VTT », éclaire Marotte). Pour Van der Poel, il en va différemment. « Je pense qu'il a compris que toutes les dernières fois, il n'avait pas assez préparé son truc, juge Marotte. Qu'il fallait en faire plus s'il voulait un jour être champion du monde. »
« Il a encore des choses à combler, mais il met en place des choses pour aller au bout d'un de ses derniers rêves. Il faut reconnaître qu'il est assez unique. Il pourrait être sur un yacht fin août, tranquille, à préparer la fin de saison, et il se met en difficulté pour le rêve d'être champion du monde VTT », ajoute Yvan Clolus, le sélectionneur de l'équipe de France.
Cette saison, Van der Poel s'est adjoint les conseils de l'Italien Mateo Berta pour travailler son choix de ligne et ses descentes, où il péchait clairement en étant trop crispé. « Bien sûr, certains concurrents tenteront de le mettre en difficulté en descente, juge Gerben de Knegt, le sélectionneur des Pays-Bas, dans la presse néerlandaise. Mais il peut compenser ces une à deux secondes perdues par sa force physique. » Le Néerlandais (comme Pidcock) bénéficie en outre du règlement opportunément introduit la veille des Mondiaux 2023 (« la règle Van der Poel » de l'UCI persifle un acteur du circuit) qui lui permettra de partir de la 5e ligne et non pas du fond de grille. Mais Val di Sole et son circuit (trop ?) technique peuvent être surtout le marchepied vers les Gets (Haute-Savoie), qui accueilleront les Mondiaux en 2027 et dont le circuit est davantage taillé pour ses qualités.
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