"Je retiens les bonnes parties de nos recrues", lance Bru après la victoire de l'UBB face à Pau
Les Bordelais ont gagné le premier match de leur saison à Chaban-Delmas. Ils ont dominé Pau 47-27 grâce à une très bonne deuxième période. Yannick Bru nous livre ci-dessous son analyse.
Yannick, que retenez-vous de cette victoire face à Pau ?
Je retiens globalement les bonnes parties de toutes nos recrues. Pour leur première à Chaban-Delmas, ils ont vraiment été à leur avantage, à l'image de notre pilier Lasha Pkhakadze sur la première période. Ce fut un vrai point de satisfaction. Ce que je retiens aussi, c'est notre deuxième mi-temps. Je pense que dans le combat de la ligne d'avantage et sur les choses simples, nous avons été bien plus déterminés qu'on ne l'avait été en première mi-temps. Car même si on avait tourné avec quelques points d'avance à la pause, on avait cédé trop facilement, on avait concédé des essais à une passe. On connaît la Section paloise… Nous avons été trop moyens sur le secteur de la domination physique au niveau de la ligne d'avantage, des choses que l'on avait dites qu'on corrigerait cette année à Chaban-Delmas. Donc on a décidé de corriger le tir à la mi-temps et je trouve que notre engagement physique fut ensuite bien meilleur.
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Maîtriser les choses simples en match de préparation, c'est encore la meilleure façon de se roder…
Oui, et puis je pense aussi que la Section paloise montait très fort en défense. Ils avaient un contrat pour nous attraper sur les extérieurs, parce qu'ils s'attendaient à ce que beaucoup de ballons passent par notre 10. Ils avaient raison, ils nous ont donc posé beaucoup de soucis, puisqu'on termine la première étape avec quatre turnovers concédés au sol et presque 20 % de plaquages manqués. Donc ceci n'était pas admissible après avoir fait un brainstorming, une remise à plat et pris de bonnes résolutions pendant la pré-saison. Ainsi, après, je trouve qu'on a joué de manière beaucoup plus frontale, on a mieux construit nos actions, on a donné moins à manger à la rush défense de Pau et on a su trouver des solutions, même si je remarque que les trois essais de la première mi-temps avaient été eux aussi marqués par du jeu autour des rucks, sur des phases resserrées, et ce qui nous exposait moins à la défense de Pau. Donc, on a réajusté ces choses-là. Physiquement et aussi tactiquement, et on a été meilleurs.
Vous parliez des reprises, il y avait aussi les internationaux qui reprenaient. Les avez-vous trouvés en forme ?
Sur la première mi-temps, je dirais que tout le monde était un peu discret… J'ai même trouvé qu'on a franchement manqué d'engagement pendant ces 40 minutes. Puis, comme par enchantement, quand l'engagement a été meilleur, le plaisir qu'on a pris à jouer fut aussi plus fort. On a marqué de beaux essais, on a manipulé le ballon, on a subi moins de turnovers aussi.
Sur le pilier géorgien que vous citiez, Lasha Pkhakadze, que pouvez-vous nous dire de plus ? On suppose que vous ne pensiez pas qu'à la mêlée...
J'ai apprécié sa qualité dans les collisions. Il a bien défendu aussi, il a cogné fort sur la ligne d'avantage. Il ne faut pas banaliser ces choses-là. En plus, Lasha jouait à Nevers l'année dernière. Évidemment, tout ça va demander confirmation, mais je trouve que le fossé était quand même important et il s'est placé au haut niveau qu'on attendait de lui sur cette première mi-temps.
Louis Bielle-Biarrey a joué pendant un quart d'heure à l'ouverture. Que faut-il en penser ?
Louis c'est un ouvreur de formation, il ne faut pas l'oublier, il a une puissance de jeu au pied qui est hyper intéressante, donc on a envie d'explorer ça, on l'explore pas mal à l'entraînement, donc je pense qu'il faut vous habituer à ces moments où Louis va basculer à l'ouverture.
Dans les huit jours qui viennent, vous allez récupérer d'autres internationaux, seront-ils concernés par la reprise du Top 14 ?
Bien sûr, bien sûr. On a aussi appris de la saison dernière, on sait qu'il n'y a pas de marge de manœuvre en Top 14. Donc, samedi prochain, il y aura la meilleure équipe de l'UBB sur la pelouse. Les 23 qu'on pense les plus compétitifs. Et les contingences personnelles seront vraiment mises de côté.
Le risque de ces matchs amicaux, c'est toujours d'avoir des blessures...
Il n'y en a pas eu et c'est un point de satisfaction et je félicite aussi évidemment toute notre cellule médicale, notre cellule préparation physique pour la qualité du travail fait sur ces cinq ou six semaines. On a très peu de blessés si ce n'est l'entorse du genou de Jefferson Poirot qui est d'ailleurs plus un choc à l'entraînement. Donc franchement, le travail a été dur mais aussi bien pensé, bien mesuré. Et je pense que les joueurs sont contents d'avoir traversé cette préparation physique, tant sur les efforts qu'ils ont produits, que sur le contenu qui leur a été proposé.