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Marian, retraitée de 71 ans, vit dans un camping-car malgré sa pension de 2600 euros : “C'est le paradis”

Marian Barry, 71 ans, a trouvé dans le camping-car une autre manière d’aborder la retraite, loin du stress et plus proche de la nature.

À 71 ans, Marian Barry a choisi une retraite qui ne ressemble guère à celle de la plupart des anciens actifs. Elle vit à plein temps dans un camping-car, se déplaçant au fil des saisons entre plusieurs espaces naturels de l’Ouest américain. Son quotidien se partage entre bénévolat, vélo, kayak et accueil des visiteurs. Cette ancienne infirmière perçoit 2 972 dollars par mois de prestations de sécurité sociale, soit environ 2 600 euros. Une somme avec laquelle elle parvient aujourd’hui à vivre, notamment parce que son mode de vie lui permet de réduire considérablement ses dépenses de logement.

Rien ne la destinait pourtant à cette vie itinérante. Pendant des années, Marian Barry a travaillé comme infirmière en cardiologie près de Phoenix, en Arizona, tout en s’occupant de ses parents vieillissants. Après la mort de sa mère en 2014, elle ressent le besoin de changer de rythme. Une collègue lui parle alors du métier d’infirmière itinérante, qui lui permettrait d’exercer dans différents hôpitaux du pays. Une première mission de trois mois en Alaska suffit à la convaincre. Elle vend sa maison de Mesa, où elle vivait depuis seize ans, achète un camping-car baptisé Myrna et prend la route.

Marian, retraitée de 71 ans, vit dans un camping-car malgré sa pension de 2600 euros : “C'est le paradis”

Marian Barry, 71 ans, vit désormais dans un camping-car et organise sa retraite autour du bénévolat et de la nature

Après une carrière à l’hôpital, le camping-car et la nature comme nouvel horizon

Marian Barry aime alors profondément son métier et s’imagine continuer encore longtemps. Mais la pandémie de Covid-19 bouleverse ses plans. Dans les hôpitaux, elle voit des patients gravement malades mourir sans pouvoir être entourés de leurs proches. L’expérience finit par devenir trop éprouvante. « C’était l’enfer. C’était horrible d’être à l’hôpital », a déclaré la septuagénaire dans les colonnes de Business Insider. Après trente ans de carrière, elle commence pour la première fois à envisager sérieusement la retraite. Ses précédents déplacements lui ont aussi permis de remarquer combien les employés et bénévoles des parcs semblaient apprécier leur quotidien.

Elle candidate finalement pour un poste de bénévole saisonnier au lac Diamond, dans l’Oregon. Après quinze mois passés à travailler dans les hôpitaux pendant la pandémie, le contraste est immédiat. « Après avoir travaillé pendant les 15 premiers mois de la pandémie de COVID dans les hôpitaux, je me suis dit : ‘Oh mon Dieu, je suis en pleine nature. C’est incroyable. Pas de masque’ », a-t-elle déclaré. Depuis, elle n’a plus vraiment regardé en arrière. Son permis d’infirmière doit expirer prochainement, mais elle ne semble pas envisager de reprendre son ancienne activité. « Je ne peux tout simplement pas imaginer retourner à un travail stressant, quel qu’il soit », a ajouté Marian Barry, aujourd’hui âgée de 71 ans.

camping car

Éprouvée par la pandémie après trente ans à l’hôpital, Marian Barry a choisi la retraite et le bénévolat en pleine nature plutôt que de reprendre un travail stressant

Une vie en camping-car adaptée à son budget et à ses envies

Cette nouvelle vie repose aussi sur un équilibre financier bien particulier. Marian Barry gagnait correctement sa vie lorsqu’elle travaillait comme infirmière, mais elle reconnaît ne pas avoir accumulé une épargne importante. Elle vit donc essentiellement avec ses 2 972 dollars mensuels de sécurité sociale. Son principal avantage réside dans son logement : en échange de ses heures de bénévolat dans les parcs, elle bénéficie d’un emplacement pour son camping-car équipé en eau, en électricité et raccordé aux installations nécessaires. Elle évite ainsi une dépense de logement classique, qui pèserait autrement beaucoup plus lourd sur sa pension.

L’espace réduit ne lui pose pas de problème particulier. Elle assure n’avoir « jamais été du genre à accumuler les objets » et passe de toute façon une grande partie de ses journées à l’extérieur. Depuis quatre ans, son calendrier est bien rodé : d’octobre à avril, elle séjourne dans la réserve faunique nationale de Pahranagat, au Nevada, à environ 145 kilomètres au nord de Las Vegas. De mai à août, elle rejoint la réserve naturelle d’État de Beaver Creek, sur la côte de l’Oregon. Septembre est généralement réservé à ses vacances.

Des aires de camping-car qui ont tout pour plaire

Grâce à son camping-car et au bénévolat, Marian Barry limite ses frais de logement et adapte facilement son quotidien à sa pension et à ses envies

© shutterstock

Une retraite en camping-car qu’elle souhaite prolonger le plus longtemps possible

Au-delà des économies, Marian Barry dit surtout avoir trouvé un mode de vie qui lui correspond. Elle profite des paysages, observe la faune et s’est créée un cercle de proches parmi les bénévoles et les employés des parcs. Elle échange aussi quotidiennement avec les visiteurs, ce qui l’empêche de ressentir l’isolement que pourrait laisser supposer une vie en camping-car. « Je vis littéralement au paradis », a déclaré la principale concernée. « J’adore ma vie. » Elle ajoute simplement : « J’aime parler à tout le monde ». En Oregon, son prénom amuse même les visiteurs en raison de la célèbre mûre de Marion cultivée dans la région.

Marian Barry n’a jamais été mariée et n’a pas eu d’enfants. Ses frères, ses sœurs et le reste de sa famille vivent dans différentes régions des États-Unis, mais elle envisage de poursuivre cette vie aussi longtemps que possible. Elle plaisante notamment avec une nièce installée dans une ferme de l’Indiana : si elle ne pouvait plus vivre seule, elle pourrait toujours garer son camping-car sur son terrain. Rien n’est encore décidé. « Honnêtement, je n’ai pas de plan à long terme, c’est juste une idée amusante à creuser », a-t-elle déclaré. Pour l’instant, sa retraite reste organisée au fil des saisons, entre bénévolat, nature et liberté.

En bref

  • 🚐 Marian Barry, 71 ans, vit dans un camping-car, se déplaçant entre ces grands parcs avec une pension de 2 600 euros.
  • 🌲 Elle a quitté son poste d'infirmière après la pandémie pour devenir bénévole saisonnière, profitant de la nature et d'un mode de vie minimaliste.
  • 💡 Son quotidien est rythmé par le bénévolat et les paysages, offrant une retraite atypique et épanouissante, loin des contraintes traditionnelles.