taraskuzio.com

Manifestation du 24 octobre à Toulouse : un acte II des Gilets jaunes se prépare, vers une autre journée de violences ?

l'essentiel Trois syndicats ont annoncé leur intention de manifester avec les Gilets jaunes, samedi 24 octobre à Toulouse à 14 heures, sur les boulevards, comme la semaine dernière. La préfecture étudie cette demande qui, compte tenu du droit à manifester, devrait être autorisée. Le préfet a invité les syndicats à le rencontrer jeudi pour discuter des modalités de la mobilisation. Au vu des violences de la semaine dernière, des renforts sont envisagés mais Toulouse va-t-elle connaître un nouveau samedi noir ?

Une semaine après les affrontements avec les forces de l'ordre et les pillages de commerces survenus en marge de la mobilisation de ce samedi 17 octobre, une nouvelle manifestation est annoncée pour ce samedi 24. Comme la semaine dernière, trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires) ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes ont déposé une demande auprès de la préfecture, mardi, pour rejoindre le mouvement national lancé par les Gilets jaunes.

"La CGT est plus que jamais déterminée à faire entendre les revendications des salariés : augmentation des salaires et des pensions, augmentation du pouvoir d'achat et plus de moyens pour l'éducation", déclare ce mercredi Cédric Caubère, le n° 1 de la CGT de la Haute-Garonne. "Hors de question de laisser invisibiliser les difficultés et exigences du monde du travail", poursuit celui qui estime que "la casse se retourne toujours contre les salariés, la jeunesse et les retraités."

Même son de cloche du côté de la FSU. "Nos revendications sont légitimes. Nos droits doivent être respectés. Nos mobilisations doivent être entendues. La réponse aux crises sociale, économique et politique doit être la justice sociale, la justice fiscale, pas l'autoritarisme", avance le syndicat dans un communiqué ce mercredi en évoquant aussi la date du jeudi 5 novembre pour une nouvelle manifestation.

Renforts policiers

La préfecture a fait savoir qu'elle étudiait la demande des syndicats. Mais cette déclaration en bonne et due forme en vue d'une mobilisation qui s'est révélée massive samedi dernier avec 32 000 manifestants, selon la police, peut difficilement être rejetée. Le préfet, Fabrice Rigoulet-Roze, a convié les représentants syndicaux demain jeudi "pour discuter des modalités de cette manifestation, à la fois en termes d'horaire et le cas échéant en termes de parcours", a-t-il affirmé ce mercredi au micro de nos confrères de Ici Occitanie.

Samedi dernier, la casse a été relativement limitée à Toulouse si on compare aux autres grandes villes de France. Les forces de l'ordre avaient bien anticipé la protection des lieux de pouvoir, comme le Capitole et la préfecture, en bouclant, depuis le matin, certains secteurs. De même qu'un quadrillage du centre-ville a permis de lutter autant que possible contre les pillages de commerces. Moins d'une dizaine seraient à déplorer.

Un même dispositif devrait être reconduit ce samedi. Sans doute avec des renforts policiers. De plus, le couvre-feu s'applique depuis ce jeudi et jusqu'à dimanche dans un petit périmètre de l'hyper-centre-ville.