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Malgré les piques lancées par les Espagnols, les Bleus n'entrent pas dans leur jeu : « Il faut rester humble et ne pas tomber dans ce piège »

Certains mots laissent des traces. Ils s'imprègnent dans les esprits et ressurgissent au moment des grands rendez-vous. Contrairement aux Français, les Espagnols n'ont pas hésité à envoyer quelques piques ces derniers jours avant leur demi-finale de Coupe du monde. Lamine Yamal a dégainé le premier après la qualification de son équipe face à la Belgique en quarts de finale (2-1), vendredi : « Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. (...) On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur. »

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Nico Williams n'a pas dit le contraire à l'émission El Chiringuito : « Nous n'avons pas à avoir peur d'eux, loin de là. On l'a déjà prouvé puisqu'on a battu cette équipe deux fois. Ce n'est pas de l'arrogance, mais de l'estime de soi et un peu d'ego. » Pau Cubarsi lui a emboîté le pas en évoquant Kylian Mbappé : « Il ne me fait pas peur », a d'abord lancé le défenseur central, avant de nuancer son propos. « Tout le monde connaît ses qualités. Même s'il n'est pas impliqué dans le match, il peut changer la donne sur une action rapide. Il est unique, comme Lamine (Yamal). Il faut être attentif pendant quatre-vingt-dix minutes. »

La communication espagnole est bien plus ouverte

Champions d'Europe en titre, les Espagnols ont peu goûté le fait de voir les Français occuper le devant de la scène ces derniers mois. Ils estimaient mériter davantage de reconnaissance. Ces sorties répétées peuvent aussi s'expliquer par le fait que la communication espagnole est beaucoup plus ouverte que celle de l'équipe de France. Des entretiens individuels sont accordés durant la compétition, aucun côté français (hors diffuseur), les conférences de presse sont plus nombreuses et donc les possibilités de se lâcher également.

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En face, les Bleus ont jusqu'ici choisi de ne jamais alimenter ce petit jeu. Dès le début de la compétition, Didier Deschamps refusait d'ailleurs de considérer son équipe comme favorite, préférant désigner l'Espagne comme la principale candidate au sacre mondial. Ces derniers jours, à leur hôtel comme sur le campus de l'université de Bentley, les joueurs français n'ont pourtant pas échappé aux déclarations de leur futur adversaire. Ils les ont lues, mais se sont bien gardés de les commenter publiquement.

« On est conscient de nos qualités »

Maxence Lacroix, défenseur de l'équipe de France

« Non, non, non... En toute honnêteté, on n'écoute pas ce qui se dit, expliquait Ibrahima Konaté. Il ne faut avoir peur de personne. Il faut rester humble et ne pas tomber dans ce piège, surtout à ce moment de la compétition. Maintenant, il peut dire ce qu'il veut, on va essayer de se préparer du mieux possible. Et à la fin du match, on verra pour qui ce sera favorable. »

Maxence Lacroix était encore plus prudent. « Je ne vais pas dire qu'on a peur. On est conscient de nos qualités, on sait que l'Espagne aussi a un très bel effectif et fait une très belle aventure ici. On joue tous les matches pour les gagner et on a l'objectif de gagner, bien sûr, on va se concentrer sur ça. » Prochaines réponses ce lundi à la mi-journée à Dallas (à 20 heures, heure française), où Jules Koundé et Adrien Rabiot sont attendus en zone mixte.