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"Maintenant, ils savent !" Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne : la CGT demande le retrait du directeur général mis en cause

l'essentiel À Auch, le Toit de Gascogne est secoué par de graves accusations de harcèlement managérial visant son directeur général, selon un rapport d'enquête interne. Fin juillet, le conseil d'administration a décidé de le maintenir en poste, suscitant l'indignation de la CGT qui réclame une protection accrue des salariés.

"Maintenant, les administrateurs doivent avoir le courage de prendre la bonne décision." Une dizaine de jours après la réunion du conseil d'administration du Toit de Gascogne à Auch, les représentants de la CGT montent au créneau en appellant à davantage de protection des salariés.

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Suite à un signalement, une enquête interne a été diligentée et réalisée par un avocat toulousain choisi par le Toit de Gascogne. Le directeur général serait directement mis en cause par les employés qui ont témoigné. "Le rapport conclut sans équivoque à un harcèlement managérial caractérisant des harcèlement moral et harcèlement sexuel d'ambiance", explique Fabrice Lamarque, secrétaire général de la CGT, ce lundi 10 août. 

Eric Llados, Charlotte Le Guen et Fabrice Lamarque demandent des mesures rapides pour protéger les salariés.
Eric Llados, Charlotte Le Guen et Fabrice Lamarque demandent des mesures rapides pour protéger les salariés. Photo DDM - Lucie Lespinasse

Une synthèse de ce rapport confidentiel a été présentée mi-juillet aux responsables de la société. Le conseil d'administration s'est réuni le 31 juillet mais, ce jour-là, le rapport entier n'a pas été transmis aux membres. "Ils ont pris une décision pas éclairée, regrette le syndicat. Ils ont décidé de maintenir le directeur général mis en cause en fonction." Un directeur général délégué devrait être nommé en septembre : il sera en charge des finances et des ressources humaines.

Une peur des représailles

Une décision condamnée par les membres de la CGT. "Cette mesure ne protège pas du tout les salariés, qui côtoient leur directeur au quotidien, même s'il n'a plus les RH en mission", reproche Eric Llados, de la CGT.

Depuis la réunion du 31 juillet et sur demande des administrateurs, le rapport de l'enquête aurait été transmis aux membres du conseil. Mais aucune nouvelle réunion ne serait à l'ordre du jour et le climat serait toujours aussi délétère au sein de l'entreprise. "Certains salariés ont peur des représailles", assurent des membres du CSE.

"Le tapis n'est plus assez gros pour cacher la poussière dessous", estiment les représentants de la CGT. Ils demandent l'organisation rapide d'un nouveau conseil d'administration extraordinaire : "Maintenant, ils savent ! Quelle mesure vont-ils prendre pour préserver les salariés ? S'ils veulent protéger l'entreprise, ils doivent mettre le directeur en retrait."