Magique, Monumental, Merveilleux Stevie Wonder
Cinquante ans après sa sortie, « Songs in the Key of Life » dresse le portrait d’un Stevie Wonder qui a décidé de mettre dans un même album ses souvenirs d’enfance, sa famille, sa foi, son amour de la musique et sa vision de l’Amérique. Il est également de passage à Paris.
« My Life Story of Love » un des quatre titres inédits sortis pour les 50 ans de Songs in the Key of Life, ils n'avaient pas été intégrés à l'album d'origine. « Ils me ramènent à cette période de ma vie, et maintenant ils font partie de la vôtre », raconte Stevie Wonder.
Petite, quand j’entendais l’intro de cette chanson, j’avais l’impression qu’un spectacle allait commencer. Le dimanche matin, c’était sacré, avec mon père qui jouait ses vinyles… Notamment de Stevie Wonder ! En 1976, il a 26 ans et il est déjà au sommet. Signé chez Motown, Songs in the Key of Life va devenir l’un des albums les plus importants de sa carrière. Stevie Wonder honore les pionniers qui ont bercé son enfance, comme Sir Duke Ellington ; entouré de musiciens de premier plan, comme Herbie Hancock, le succès est immédiat.
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Ici chanté en espagnol, en anglais et en zoulou, Stevie Wonder parle d’un monde qui manque cruellement d’amour ; son message d’espoir dépasse toutes les frontières. L’amour demeure la première clé de la vie. Puis, Stevie Wonder change complètement de registre. Il a écrit « I Wish » à la suite d’un pique-nique organisé par Motown. Premier single de l’album, il atteint la première place des classements en 1977, Will Smith en sample la mélodie pour le film « Wild Wild West » en 1999. Le catalogue de Wonder, c’est plus de 700 samples.
Mais "Songs in the Key of Life" n’est pas seulement une collection de tubes
En effet, c’est une cartographie de ses émotions. Avec « Isn’t She Lovely », il célèbre la naissance de sa fille Aisha, qu’on entend chouiner ici… Wonder fait cohabiter soul, funk, jazz, pop, gospel, claviers électroniques, cuivres, cordes et harmonica, bien sûr. Stevie Wonder transforme un événement familial en chanson universelle. Mais il regarde aussi l’Amérique en face, avec ses inégalités sociales et les tensions raciales, dans « Pastime Paradise ».
Derrière les cordes qui semblent jouées par tout un orchestre, il y a, en réalité, une seule machine, le Yamaha GX-1, que Stevie Wonder surnommait sa « Dream Machine » et qui témoignait déjà de sa passion pour les nouvelles technologies. La force spirituelle placée au cœur de tout l’album poursuit sa trajectoire encore aujourd’hui : merci, Magic Stevie.
Stevie Wonder sera en concert ce jeudi à l’Accor Arena de Paris, il célèbre 50 ans de Songs in the key of life, avec 4 titres inédits.
À écouter
France Inter
53 min