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"Ma vie n'a plus aucun sens" : Salah Abdeslam, au bout du rouleau, conteste pour la 5e fois ses conditions de détention et d'isolement

Ce mercredi, Salah Abdeslam s'est rendu pour la 5e fois cette année devant le tribunal administratif de Lille pour contester ces conditions de détention.

Condamné à la perpétuité incompressible pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam (36 ans) est placé dans un isolement strict, une "torture blanche" dénonce-t-il depuis qu'il est écroué à la prison de Vendin-le-Vieil, dans le nord de la France. "Mes journées ne ressemblent à rien, je n'ai aucune perspective d'avenir. J'ai peur de perdre la dernière chose qui me reste, ma famille, qui vient de moins en moins à cause de l'hygiaphone. Ma vie n'a plus aucun sens", a-t-il déclaré aux juges ce mercredi dernier, selon nos confrères de La Voix du Nord.

Salah Abdeslam conteste ses conditions de détention en prison : son avocate envisage de saisir la Cour européenne des droits de l'homme !

Un hygiaphone est une plaque transparente et perforée installée lors des visites et qui empêchent tout contact physique. L'administration pénitentiaire française justifie le maintien de ce régime de détention exceptionnel au regard de la dangerosité du terroriste, également reconnu coupable dans les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 et la fusillade de la rue du Dries à Forest.

La mère et la sœur de Salah Abdeslam placées en garde à vue suite à l'introduction d'une clé USB dans la prison de Vendin-le-Vieil

Sa détention a été émaillée de plusieurs incidents depuis son arrivée en juin 2024. Des traces de connexions d'une clé USB ont été découvertes sur son ordinateur personnel en 2025, celles-ci contenaient de la propagande djihadiste apportée par son son ex-compagne Maeva B..

Depuis plusieurs objets sont parvenus clandestinement dans sa cellule via des sacs de linge, comme un paquet de cacahuètes, une crème de massage, du parfum… "Quand on fait entrer des cacahuètes on peut aussi entrer autre chose. […] C'est la volonté de cacher qui pose problème. Ça peut être un test", a déclaré le ministère de la Justice à La Voix du Nord. Surveillé jour et nuit, Salah Abdeslam aurait également tenu des propos menaçant envers le directeur de la prison ainsi que d'autres paroles laissant croire une "radicalisation latente", selon le ministère français.

Le tribunal administratif de Lille devait rendre sa décision endéans les huit jours.

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