Lundi noir pour le portefeuille des Français
Édito. Il n’y a pas que le prix du carburant qui flambe. Rien que ce lundi, les ménages ont découvert que le gaz, les assurances et les mutuelles allaient voir leurs tarifs augmenter dans les prochains mois.
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Le litre de sans-plomb 95 à 1,99 euro ou de gasoil à 2,25 euros est presque plus difficile à trouver aujourd’hui qu’une place pour un concert de Céline Dion ou d’Oasis. Sans surprise, les stations-service Total sont littéralement prises d’assaut depuis la flambée des prix à la pompe. Les files d’attente étaient interminables en fin de semaine dernière, tous les automobilistes rêvant de profiter des tarifs plafonnés par le géant de l’énergie. Au micro de France Inter ce lundi 21 septembre 2026, le ministre de l’Économie a tenté d’éviter un vent de panique : seulement « 17 % des stations-service » manquent d’au moins un carburant. Autrement dit, il n’y a pas de pénurie de carburant. Nous voilà rassurés ! Le hic, c’est que « 91 % d’entre elles sont des stations Total », ajoute Roland Lescure. Formulé encore différemment, les automobilistes vont pouvoir continuer à remplir leur réservoir mais en payant encore plus cher. Et probablement beaucoup plus cher dans les prochaines semaines, certains économistes ne pensant pas farfelue l’hypothèse d’un litre d’essence à 3, voire 4 euros.
Les chèques carburant et énergie ne pèseront pas bien lourd
Nous n’y sommes pas et c’est heureux. Car il n’y a pas que le prix du carburant qui affole les portefeuilles. Les tensions géopolitiques vont avoir des conséquences très lourdes dans le budget des familles avec une hausse annoncée de 6,3 % du prix du gaz au 1er octobre, après les + 5,6 % du mois d’août. À son tour, Maud Bregeon, la ministre déléguée à l’Énergie, a essayé de lever toute inquiétude sur LCI ce même lundi, en assurant que l’on allait « éviter tout risque d’approvisionnement ». On ne manquera donc pas de gaz cet hiver, mais il faudra y mettre le prix.
Face à de telles hausses, les chèques carburant et énergie ne pèseront pas bien lourd. Surtout lorsque, ce même lundi noir, les Français apprennent que le prix des assurances (automobile, habitation, santé) et des mutuelles va également grimper l’an prochain, et que les taux des crédits immobiliers risquent de s’envoler dans les prochains mois. Encore faut-il avoir les moyens de s’offrir un logement dans un tel contexte.
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