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Loppe : le "Vinted physique" qui veut changer notre façon de vendre nos objets

Le 17 octobre, Loppe ouvrira ses portes à Maldegem, en Flandre orientale. Dans un espace de 1 000 m², 750 rayons seront proposés à la location, au prix de 12 euros par semaine. À mi-chemin entre Vinted, le dépôt-vente et le marché aux puces, le modèle pourrait séduire les particuliers qui veulent vider leurs armoires sans transformer leur salon en centre logistique.

Chaque particulier peut y exposer ses vêtements, jouets, objets de décoration, livres ou autres articles de seconde main et en fixer lui-même le prix. Loppe s'occupe ensuite de l'encaissement.

L'idée tient en une formule: "Vinted, mais en magasin". Avec une différence de taille : pas de photos à prendre, pas de messages auxquels répondre, pas de "dernier prix ?", pas de colis à préparer et pas de rendez-vous avec un acheteur qui ne viendra finalement jamais. C'est précisément ce que les fondateurs présentent comme l'intérêt du concept.

Mais ce confort a un prix. En plus des 12 euros de location hebdomadaire, Loppe prélève 10 % sur les ventes. Pour quatre semaines, il faut donc compter 48 euros de location. Un vendeur qui réalise 500 euros de ventes récupérera, après commission et location, environ 402 euros.

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Cela signifie que Loppe n'est pas forcément la solution la plus rentable pour vendre trois tee-shirts et deux bibelots. En revanche, pour quelqu'un qui possède des dizaines d'objets susceptibles de trouver preneur, le calcul devient beaucoup plus intéressant.

Un concept qui a déjà fait ses preuves au Danemark

Loppe s'inspire directement du modèle danois des "supermarchés de seconde main", notamment de l'enseigne Kirppu. Le principe est simple : des centaines de particuliers louent chacun un petit espace dans un même magasin, créant une gigantesque brocante permanente, mais beaucoup plus organisée.

Le concept connaît un véritable succès au Danemark et Loppe ambitionne déjà de l'étendre à d'autres villes belges.

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La Belgique n'est toutefois pas totalement vierge. L'enseigne danoise Børneloppen, spécialisée dans les articles pour enfants, avait ouvert un magasin à Fléron en 2021. Son développement dans le pays ne s'est toutefois pas poursuivi comme prévu.

Plus intéressant que Happy Troc ou Cash Converters ?

Tout dépend de ce que l'on cherche. Chez Happy Troc, le principe du dépôt-vente est presque inverse : le magasin prend les objets en charge, les expose et les vend. À Jette, le vendeur récupère généralement 40 à 60 % du prix de vente, selon la catégorie. Il n'y a donc pas de loyer de rayon à payer, mais la part conservée par le magasin est nettement plus importante.

Cash Converters, lui, joue encore une autre carte : l'enseigne rachète directement les objets. Le vendeur obtient donc son argent immédiatement, mais il ne touche pas le prix auquel l'article sera finalement vendu. Le réseau accepte notamment l'électronique, les smartphones, consoles, ordinateurs, bijoux, outils ou instruments de musique, mais pas les meubles ni le textile.

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Loppe se situe donc entre les deux : le particulier garde la main sur son prix de vente, mais paie pour bénéficier de l'infrastructure et du service du magasin.

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